l'homme qui a vu le diable de elise (redac de français, 2004)

Je regardai cet affreux désert où, désormais, il me faudrait vivre ; j'écoutai mon coeur, qui était si désemparé, si désemparé, que j'en eus pitié, et, quand je refermai la fenêtre, j'avais résolu de me tuer. Mes pistolets se trouvaient sur la commode ; je n'eus qu'à allonger la main... Ah ! j'oubliais de vous dire que j'avais amené de Paris mon dernier ami : ma chienne fidèle... une simple chienne que j'avais trouvée une nuit que je rentrais du tripot, en maudissant le ciel, couchée devant ma porte. Comme je ne savais d'où elle venait, ni à qui elle avait appartenu, je l'avais appelée «Mystère». Au moment même où je prenais mes pistolets, elle se mit à hurler dans la cour... à ululer, mais d'un ululement tel que je ne saurais le comparer à rien. Elle hurlait comme je n'ai jamais entendu hurler le vent, excepté ce soir... «Tiens, pensai-je, voilà Mystère qui hurle à la mort ; elle sait donc que je vais me tuer ce soir !»
» Je jouai avec mes pistolets, pensant soudain à ce qu'avait été ma vie et songeant pour la première fois à ce que serait ma mort. Mon regard indifférent rencontra, au-dessus de la commode, dans une petite bibliothèque pendue au mur, quelques vieux ouvrages et leurs titres. Je fus étonné de voir que tous traitaient de diableries et de sorciers. Je pris un livre : Les Sorciers du Jura, et, avec le sourire sceptique de l'homme qui s'est placé au-dessus du destin, je l'ouvris. Les deux premières lignes, écrites à l'encre rouge, me sautèrent aux yeux : «Quand on veut voir sérieusement le diable, on n'a qu'à l'appeler de tout son coeur, il vient !» Suivait l'histoire d'un homme qui, amoureux désespéré comme moi, ruiné comme moi, avait sincèrement appelé à son secours le prince des ténèbres et qui avait été secouru ; car, quelques mois plus tard, redevenu incroyablement riche, il épousait celle qu'il aimait. Je lus cette histoire jusqu'au bout. «Eh bien, en voilà un qui a eu de la chance !» m'écriai-je, et je rejetai le livre sur la commode. Dehors, Mystère ululait toujours... Je soulevai le rideau de la fenêtre et ne pus m'empêcher de tressaillir devant l'ombre dansante de ma chienne sous la lune. On eût dit vraiment que la bête était possédée, tant ses bonds étaient désordonnés et inexplicables. Elle avait l'air de happer une forme que je ne voyais pas.
» - Elle empêche peut-être le diable d'entrer, fis-je tout haut. Pourtant, je ne l'ai pas encore appelé !...
» J'essayais de plaisanter, mais l'état d'esprit dans lequel je me trouvais, la lecture que je venais de faire, le hurlement de ma chienne, ses bonds bizarres, le lieu sinistre, cette vieille chambre, ces pistolets chargés pour moi, tout avait contribué à m'impressionner, plus que je n'avais la bonne foi de me l'avouer...
» Je quittai la fenêtre et marchai un peu dans ma chambre. Tout à coup, je me vis dans l'armoire à glace. Ma pâleur était telle que je crus que j'étais déjà mort ! Hélas, non ! L'homme qui était devant cette armoire n'était point mort. Mais c'était un vivant qui évoquait le roi des morts ! Oui, écoutez-moi... j'ai fait ça... De tout mon coeur... je l'appelais ! A mon secours !... A mon secours !... Car j'étais trop jeune pour mourir. Je voulais jouir encore de la vie, être riche encore... pour elle !... Moi, moi, j'ai appelé le diable ! Et alors, dans la glace, à côté de ma figure, quelque chose est venu... quelque chose de surhumain, une pâleur, un brouillard, une petite nuée trouble qui fut bientôt des yeux, des yeux d'une beauté terrible... puis toute une figure, resplendissante soudain à côté de ma propre face de damné... et une bouche, une bouche qui me dit : «Ouvre !...» Alors, j'ai reculé, mais la bouche disait encore : «Ouvre ! Ouvre si tu l'oses !...» Et comme je n'osais pas, on a frappé trois coups dans la porte de l'armoire... et la porte de l'armoire s'est ouverte... toute seule...




En entendant les cris de mystère je ne pus m'empêcher de trembler comme une feuille. Je me dirigeai vers la porte, vis du sang tout autour de moi. " Mystère, Mystère " criai-je " ou est tu? "
J
e frôlai quelque chose, c'était Mystère...
Mais je sentis une autre présence. De l'autre coté de la maison j'entendais des craquements. Je me dirigeai, les cheveux dressés sur la tête, derrière la maison.
J
e vis une bougie allumée. "Suis je fou ?" me dis je car elle bougeait toute seule. "Qui est la ? ". Je suivais la bougie, comme attiré par un aimant, elle m'amena dans un tourbillon de fumée. Je vis des reflets rougeâtres. Oui la maison prenait feu. Je perdais tout ce qui me restait. Je repensais à celle que j'aimais tant. Et pour la deuxième fois, j'ai appelé le diable.
J'a
vais le front trempé de sueur, mais c'était trop tard. Il est venu. Je l'ai vu de mes propres yeux. Il était grand, beau, la peau rouge et la queue fourchue. Il me dit de ne pas avoir peur. Il me possédait a présent. Il m'emmena dans un endroit inconnu. Je vis celle que j'aimais. Il me dit que je serai riche, beau et que je lui plairais si je signai un papier. Il me présenta un papier rouge, comme trempé dans le sang, dessus plein d'écriture illisible noir. Je me fis avoir, je signai.
Le
rire du diable me fit changer d'avis mais c'était une fois de plus trop tard. Petit à petit ma bien aimée et moi nous transformions en chose laide, immonde, je ne me voyais pas, mais je ne préfairais qu'imaginez pour le moment c'était déja assez. Le diable lui aussi se métamorphosa. Mais lui il pris l'apparence humaine, mais il gardait ses yeux rouge, très rouge. Je me dis « Qui croisera sont chemins sera dans le pétrin... » Il nous dis merci avant de partir, toujours ce rire aigue, moqueur à la bouche.
Cela fait neuf ans que je suis en enfer, je n'ai rien d'autre à faire, alors je vous écris cette histoire. J'ai eu à choisir entre rester ici sans rien faire pendant quarante cinq ans, ou alors faire comme le diable, faire signer quelqu'un ce papier. Ma décision fut tout de suite faite, mais celle que j'aimais, elle n'a pas hésitée à faire signée quelqu'un. Elle est repartit depuis longtemps...

# Posté le lundi 17 avril 2006 05:44

Modifié le vendredi 18 août 2006 12:30

Une rencontre boulversante de flora (redac de français, 2006)

Une rencontre boulversante de flora (redac de français, 2006)
Alors que j'étais en vacances en Egypte, je fis une rencontre dont je me souviendrai toute ma vie. Mes parents m'avaient envoyée chercher de l'eau dans une petite boutique, non loin de notre hôtel. Je me rendis à ce commerce, essayant d'imaginer ce que pouvaient bien dire ces personnes dont la langue m'était étrangère. C'est un jeu qui pourrait m'occuper des journées entières : on imagine des discussions palpitantes alors qu'il ne s'agit peut-être que d'une liste de commission.
Je m'amusais donc à ce petit jeu lorsque j'entendis des éclats de voix. Cette fois ci il n'y avait plus de place pour le doute, il s'agissait bel et bien d'une violente dispute. Mue par une curiosité naturelle, je tournai au coin de la rue pour voir ce qui se passait.
Ce que je vis me glaça le sang ; un petit groupe de jeunes qui devaient être du même âge que moi étaient en train de lapider une petite fille d'environ six ans, qui, repliée sur elle-même, n'avait même plus la force de crier.
Sans même réfléchir à ce que je faisais, je courus à son secours, passant entre les jets de pierres, pris l'enfant dans mes bras et m'enfuis, poursuivie par des projectiles de toutes sortes. Ceux- ci au fur et à ma mesure de ma course, se firent de plus en plus rares, et, à mon plus grand soulagement, finir par cesser.
La fillette, étonnée de ne plus sentir les pierres meurtrir son corps me regarda de ses grands yeux noirs, d'abord avec étonnement puis avec reconnaissance. Son petit corps chétif était couvert d'ecchymoses qui ne dataient apparemment pas seulement de ce jour. Elle eut pu être jolie si elle n'avait pas porté tous ces stigmates et si ses cheveux d'ébène avaient été coiffés. Une fine perle de cristal roula sur sa peau de pêche pour finir sa course sur le bitume.
Une fois la fillette endormie, des myriades de questions m'assaillirent. Pourquoi avoir fait tant de mal à une enfant sans défenses ? Qu'avait-elle bien pu faire ?
J'étais révoltée. Comment des jeunes, à fortiori de mon âge, avaient-ils pu battre cette enfant qui ressemblaient tant à un ange ? Je ne comprenais pas. Cela me dépassait.
La colère et le questionnement passé, je me rendis compte qu'un certain temps s'était déjà écoulé depuis que j'avais quitté l'hôtel. Mes parents risquaient de s'inquiéter.
Comme justement la petite se réveillait, je lui demandai à force de gestes où elle habitait. De la même manière, elle me répondit qu'elle parviendrait bien à retrouver son chemin. Puis elle parti en trottinant comme si rien ne s'était passé et elle ne put voir qu'à mon tour, mes yeux s'humidifiaient à l'idée de ne plus jamais la revoir.
Cette rencontre, bien que très brève, bouleversa totalement ma vision de la vie et des Hommes en général. Nous ne devions pas être dotés d'une intelligence beaucoup plus développée que celle des autres animaux pour s'attaquer ainsi aux plus faibles, par pur plaisir.
Jamais je n'ai évoqué cette rencontre avant de la retranscrire sur cette feuille, qui, malgré la puissance des mots, ne pourra jamais restituer toute son intensité.

# Posté le vendredi 14 avril 2006 16:52

Modifié le vendredi 18 août 2006 12:33

essai sur moi meme elise (redac de french 2006)

essai sur moi meme elise (redac de french 2006)
De semaine en semaine il s'améliorait, je n'eu bientôt plus rien a faire, il devint facilement le meilleur de la classe, j'étais fier de moi, cependant quelque chose n'allait pas, cela faisait longtemps que j'avais remarqué qu'il avait des contusions sur le visage. J'allai l'interroger, il me dit n bégayant qu'il était tombé dans l'escalier ce que je ne crus pas un instant. Je rentrais donc bredouille chez moi. Je pris toute la nuit pour réfléchir au lendemain. Je tergiversai puis me décidai enfin a aller rendre une visite à ses parents.

Je crus d'abord a une erreur d'adresse, un endroit a l'odeur fétide, minuscule, sale, abject, infâme ne pouvait abriter un enfant ce n'était pas possible ! Je sonnai. Un homme grand, l'aspect anémique me regarda d'un air sceptique. Il respirait de manière stertoreuse comme s'il était malade. Subrepticement une petite femme, aux jambes courtaudes, ambiguë, a l'odeur putride arrive derrière l'homme, me dis bonjour d'une vois stridente.
Je sui
s bien chez Lucas ?
O
ui répondit nerveusement l'homme
Je
me présentai :
Je
suis son professeur principal je peux vous posez une question
Oui m
ais vite on a pas que cela à faire
Eu
h oui... ma première question fut avait vous des escalier pour vérifier mon hypothèse.
Non mai
s pourquoi cette question, s'énerva l'homme
Ri
en rien je voulais vous dire que c'est un élève très sérieux je l'apprécie beaucoup par contre je me demander pourquoi a t'il de nombreux coups sur le visage ?
Veui
llez déguerpir immédiatement d'ici nous avions du travail Lucas va très bien au revoir. Sur ceux il claqua la porte.

Le lendemain je retournai les voir cette histoire n'allait pas s'arreter la. Lucas répondit. Il me dit que je ne devais pas venir ici sinon il allait avoir des problèmes comme hier soirs.
J'entendis quelqu'un dire :" qui est ce ?"
Et L
ucas répondit : "rien une erreur."
Il
allait fermer la porte quand je lui dit : "18h45 a l'église du bourg !"
Pu
is il ferma la porte.

A 18h45 il arriva, me parla quelques minutes, puis son père arrive l'air plus énervé que jamais, il prit l'enfant le frappa. Je téléphonai a la police, en attendant je protégeai l'enfant du mieux que je puisse, je reçus quelques coup puis la police arriva.


Ils mirent les menottes à l'homme et nous embarquèrent dans leur voiture. Le policier me demanda :
"
Allez vous porter plainte ? "
Je ré
pondis que oui certainement je n'allais aps laisser ce charlatan en liberté. L'enfant me regarda et je lus dans ces yeux un grand merci.

Lucas fut enlevé a ses parents et après quelques mois j'obtenais la garde de l'enfant. Le gamin retrouva sa joie de vivre, ses yeux si avides et pétillants et son sourrire si doux. Et il me raconta son enfance j'en fut très émus. L'histoire fut si émouvante que j'en écrivis un livre.


Jusqu'a ce que la sonnerie du réveil retentit et me fit sursauter.


# Posté le lundi 03 avril 2006 11:22

Modifié le vendredi 18 août 2006 12:35

la liberté ne tient qu'à quelques mots par flora

la liberté ne tient qu'à quelques mots par flora
Il était une fois Mustafa, un pauvre paysan qui avait énormément d'affection pour une princesse nommée Aïcha. Il s'était mis en tête de la délivrer du donjon où elle était retenue prisonnière par un effroyable dragon. Mustafa se doutait que même s'il la délivrait elle ne voudrai pas s'abaisser à épouser un pauvre et laid paysan comme lui, mais ce qui comptait pour lui, c'était d'avoir l'honneur de la libérer mais surtout de voir son visage car il n'avait jamais vu à quoi elle ressemblait, il était tout simplement tombé amoureux d'une description, mais rien de plus. Depuis ce jour il ne cessait de se tourmenter à ce sujet si bien qu'il ne fermait plus l'oeil de la nuit. Après une dizaine de jours ou plutôt de nuits blanches, il décida d'agir ; il se fit une tisane avec toutes les herbes soporifiques qu'il put trouver, la but, et dès qu'il se fut couché, non pas dans un lit moelleux comme on peut se l'imaginer mais sur une misérable paillasse de paille, il plongea dans un sommeil lourd et peuplé de rêves dont un le fit sortir de sa torpeur.

Il était devant un château et il apercevait tout en haut du donjon une légère forme blanche qui agitait un mouchoir, il devina immédiatement que c'était Aïcha. Mais le dragon ne tarda pas à arriver, alors une lutte sans merci s'engagea entre eux, tantôt l'un était en bonne position, tantôt l'autre reprenait le dessus . . .

Alors, il se réveilla tout tremblant, en sueur. Il décida de se rendre sur le lieu du combat qu'il avait vu en rêve afin de ne plus avoir à refaire cet horrible cauchemar. Il rassembla donc ses quelques hardes et les restes de son repas du soir dernier qu'il n'avait pas eu le courage de terminer bien qu'il soit déjà bien maigre.
Il partit donc ainsi muni d'un très maigre bagage dans la nuit noire.
C'était l'hiver et la neige crissait sous ses pas, renforçant le mystère de cette lugubre forêt. Au bout de quelques heures de marche, Mustafa n'arrivant plus à marcher par la faute du froid qui avait engourdi chacun de ses muscles au fur et à mesure des heures, décida de s'arrêter pour se remettre de toutes ces émotions et des nuits passées à penser à Aïcha. Il creusa un trou dans la neige dans lequel il mit quelques feuilles mortes pour s'isoler du froid puis il s'y allongea pour dormir. Mais après quelques temps à se retourner maintes et maintes fois pour trouver le sommeil malgré le froid qui lui engourdissait la tête, il décida de mettre sa tête dans son sac pour se reposer. Alors harassé par tant d'émotions et de fatigue il s'endormit comme un nouveau-né.
Lorsqu'il se réveilla il eut l'étrange impression d'être repu, pourtant il n'avait pas du tout mangé la veille et pas du tout l'avant veille. Il décida donc de ne pas manger.
Il était encore très tôt et le froid était encore plus vif que la veille surtout que Mustafa avait dormi dans la neige et qu'un vent glacial le transperçait de part en part. Mais ce ne fut pas pour autant qu'il renonça à son périple. Il repartit sur les chemins et les sentiers enneigés, s'enfonçant même quelques fois jusqu'aux genoux mais peu lui importait. Une seule et unique personne occupait son esprit. Il aurait bravé tous les dangers pour elle bien que comme je vous l'ai déjà dit, il ne la connaisse que part une description qu'il avait lu à l'âge de sept ans.
Il passa la journée à marcher sans relâche ne se rendant pas compte à quel point il était épuisé. Quand enfin il s'arrêta, il s'effondra, fouilla dans son sac à la recherche de quelque chose à manger car il était affamé mais il ne trouva pas de nourriture, elle avait disparu ! Il pensa d'abord à un vol puis réflexion faîte il dut se rendre à l'évidence que personne n'aurait volé un pauvre paysan en haillon. Alors il comprit que que la nuit dernière en dormant la tête dans son sac , il avait, pendant son sommeil, mangé les restes de nourriture. Voilà se qui expliquait qu'il se fut senti repu au matin. Il devrait donc s'abstenir de manger encore une fois ce soir là.
Il réitéra la manoeuvre de l'autre soir, se coucha et s'endormit. Il dormit d'un meilleur sommeil que l'autre nuit mais fut réveillé par des hurlements. Il pensa tout d'abord qu'il s'agissait d'un de ses fréquents cauchemars, mais lorsqu'il ouvrit les yeux il se rendit compte que des dizaines d 'yeux jaunes l'encerclaient. Alors il commenca véritablement à s'inquiéter et décida de faire semblant d'être endormi. Son coeur battait si vite qu'il craignait qu'il n'éclate. Au bout de quelques minutes qui lui parurent des années il entendit une longue plainte qui venait d'un peu plus loin. Alors tous les loups se désintéressèrent de lui à son grand soulagement. Alors seulement, il observa la forêt qui l'entourait. Elle était beaucoup plus effrayante qu'en plein jour, la lune blafarde se mirait dans le ruisseau tout en projetant les ombres des grands arbres endormis sur la neige où l'on distinguait les empreintes des loups.
Tout ceci fit frissonner Mustafa, il essaya bien de se rendormir mais vous vous imaginez bien qu'après une telle frayeur, un pauvre paysan qui n'avait jamais rien vu d'autre que son champ et quelques poules n'arrive pas à se rendormir. Il décida donc d'aller se promener dans les alentours. Tout en marchant il se demanda qui avait bien pu émettre le hurlement qui avait détourné les loups de leur cible et il en vint à la conclusion que c'était un loup garou car après tout c'était la pleine lune. Il était en train de revenir sur ses pas lorsqu'il aperçut une forme blanche qui rodait autour de son campement de fortune. Il crut à la présence d'un fantôme, alors, il fut pris de convulsions dues à la peur. Tout tremblant il prit son courage à deux mains et s'approcha subrepticement.
Alors, seulement il se rendit compte que c'était une jeune femme toute de blanc vêtue. Il éprouva immédiatement un vif élan d'affection pour elle bien qu'il ne la connaisse pas du tout. Elle avait de beaux yeux verts, de long et soyeux cheveux noirs tressés et un teint légèrement mat.
Elle l'observait avec tant d'insistance que Mustafa eut l'impression qu'il ne pourrait rien cacher à cette jeune fille à l'allure un peu sauvage.
Alors la jeune fille lança un timide :
"- Bonjour je m'appelle Shérazade.
-Bonjour, moi c'est Mustafa. Mais qu'est ce qui vous amène ici en pleine nuit ? Un loup ne ferait qu'une bouchée de vous.
- Ne vous inquiétez pas pour les loups ce serait du temps perdu, quand à ce qui m'amène ici je pourrai très bien vous retourner la question !
-Et bien je n'ai rien à cacher, bien que cela puisse vous paraître étrange , moi, simple paysan, suis à la recherche de la princesse Aïch . . .
- Aïcha ? Mon dieu ! ! !
- Et bien que se passe t-il ?
- Je . . . non je n'ai pas le droit de le dire.
- Dites le moi, je vous en supplie, je ne trahirais pas votre secret !
- Bon, je cède, mais sachez que je ne vous dirais pas tout. Lorsque j'avais environ six ans, Aïcha qui est ma soeur, et moi étions allées nous promener dans la soirée sans prévenir nos parents de peur qu'ils ne nous l'interdisent. Mais nous nous sommes perdues. Nous avons cherché notre chemin pendant des heures, puis,vers minuit je m'aperçus que ma soeur n'était plus la même. Elle me répondait méchamment et me griffait, alors je me suis retournée et j'ai vu quelque chose d'horrible : Aïcha s'était transformée en . . . je ne peux pas continuer, c'est trop difficile !
- Calmez vous ce n'est pas grave, racontez moi pourquoi vous êtes ici.
- Bien, donc cette nuit là j'avais découvert le secret de ma soeur. Après avoir couru à en perdre haleine, j'arrivai au château, là où mes parents se faisait un sang d'encre. En me voyant revenir seule et pleine de griffures ils comprirent que j'avais découvert son secret, alors de peur que je les trahisse, ils me chassèrent. Depuis j'ai appris à vivre dans cette forêt et je m'y plaît. Tous les animaux sont mes amis et ils m' obéissent. D'ailleurs c'est moi qui ai empêché les loups de faire de vous leur dîner.
- C'est vous qui avait poussé ce hurlement . . . mais comment se fait-il que . . .
- Bon si vous me promettez de ne rien dire à personne je vais vous confiez le secret d'Aïcha.
- Je vous le promets.
- Donc la nuit où ma soeur avait changé, c'était la pleine lune et elle s'était donc transformée en . . . enfin vous voyez bien ce que je veux dire. Ce jour là elle a poussé un hurlement que je n'ai jamais oublié et qui vous a aujourd'hui sauvé la vie. A présent Aïcha est dans un donjon comme vous devez le savoir et son premier baiser brisera le sortilège. Mais j'ai une question à vous poser. Vous m'avez dit que vous vouliez la libérer mais l'aimez vous vraiment ?
- Heu . . . pour dire la vérité depuis que je vous ai rencontré je crois que mon coeur est tombé sous le charme sauvage d'une autre personne.
- Moi aussi, dès que je vous ai vu, mon coeur s'est emballé. Mais même pour l'homme que j'aime je n'abandonnerai jamais ma soeur, il nous faut donc trouver un moyen pour rompre sa malédiction.
- Shérazade, auriez vous quelque chose que votre soeur vous aurait légué ?
- Non, je ne pense pas . . . à moins que . . . si ! J'ai un parchemin sur lequel est écrit quelque chose mais je ne sais pas lire car j'ai quitté la civilisation avant d'avoir pu apprendre.
- Mais moi, je sais lire !
- Venez, ne perdons pas un instant je vais vous emmener chez moi."

Shérazade tendit alors sa longue et fine main ornée de bagues et de bracelets végétaux à Mustafa qui la prit délicatement.
Quelques instant plus tard, ils arrivèrent à la demeure de Shérazade ; ce n'était ni un somptueux château, ni un misérable trou creusé dans la neige, non, c'était une élégante cabane bâtie dans un arbre.
Shérazade monta en quelques secondes passant de branches en branches avec une agilité hors du commun. Elle était aussi agile qu'un écureuil. Arrivée en haut elle fit descendre une corde tressée avec des tiges et des branches, Mustafa s'en empara et débuta son ascension vers la plate-forme. Après beaucoup d'efforts il s'y hissa enfin et se rendit compte que Shérazade le regardait avec un petit sourire amusé. Il se promis de s'entraîner pour ne plus avoir à supporter ce petit sourire narquois qui n'avait pourtant rien de méchant. Shérazade prit tendrement la main de Mustafa qui se laissa docilement emmener dans une pièce simple mais très coquette faite uniquement à l'aide de matériaux naturels. Il fut époustouflé de tant de finesse et d'ingéniosité dans les meubles taillés dans du bois brute, lui qui avait fait ses meubles lui-même, mais les siens étaient horriblement grossiers comparés à ceux de Shérazade. Elle sortit un parchemin où étaient inscrits quelques mots.

Pour que la malédiction sois rompue il faut que je reçoive mon premier baiser d'amour ou bien que tu trouves un amour digne de toi
ta soeur qui t'aime
Aïcha

Shérazade dit alors :

" Si je comprends bien ce baiser foudroierait le dragon et la malédiction de ma soeur ! Oh, Mustafa je crois bien que j'ai trouvé l'homme qu'il me fallait et qui doit briser la malédiction de ma soeur ! Ah tout est si simple lorsque l'on sait lire. Je t'aime ! ! !
- Moi aussi Shérazade !"

Alors tout doucement ils se rapprochèrent, ils sentaient le souffle de l'autre sur leur visages. Et enfin vint le moment où ils sentirent leurs bouches s'effleurer.
Ils sortir de leur torpeur lorsqu'ils entendirent un léger froissement de robe. C'était Aïcha qui était arrivée là par enchantement, alors les deux soeur s'enlacèrent et pleurèrent d'émotion. Devant ce spectacle, Mustafa, gêné, fit mine d'observer les meubles de Shérazade. Après tant de bouleversements tout le monde alla se coucher.
Le lendemain, après avoir fait plus ample connaissance ils se demandèrent ce qu'ils allaient faire de leur avenir. Shérazade était bien décidée à rester dans cette forêt qui l'avait vu grandir et refusait catégoriquement de retourner à la civilisation. Mustafa qui s'était habitué à la forêt et qui aimait Shérazade décida de rester aussi, de plus il n'avait aucune envie de retrouver la solitude et la misère de sa chaumière. Quand à Aïcha elle était si heureuse d'avoir enfin retrouvé sa soeur qu'elle qu'elle resta aussi, bien qu'elle eut tout de même quelques remords à l'idée de laisser ses parents sans nouvelles. Mais l'ivresse de la liberté lui ôtèrent bien vite toute forme d'inquiétude.
Tout trois menèrent une vie heureuse dans la cabane qu'ils avaient agrandie. Shérazade appris à ses hôtes comment survivre dans la forêt et comment monter dans les arbres aussi vite que le vent. En retour Mustafa et Aïcha lui retransmirent de leur mieux la savoir qu'elle n'avait pas pu acquérir dans la forêt.
Leur vie se déroula ainsi sans autres soucis que celui de se nourrir et de s'amuser.

# Posté le dimanche 02 avril 2006 15:50

Modifié le vendredi 18 août 2006 12:35

l'homme qui a vu le diable de flora (redac de français. 2004)

l'homme qui a vu le diable de flora (redac de français. 2004)
Je regardai cet affreux désert où, désormais, il me faudrait vivre ; j'écoutai mon coeur, qui était si désemparé, si désemparé, que j'en eus pitié, et, quand je refermai la fenêtre, j'avais résolu de me tuer. Mes pistolets se trouvaient sur la commode ; je n'eus qu'à allonger la main... Ah ! j'oubliais de vous dire que j'avais amené de Paris mon dernier ami : ma chienne fidèle... une simple chienne que j'avais trouvée une nuit que je rentrais du tripot, en maudissant le ciel, couchée devant ma porte. Comme je ne savais d'où elle venait, ni à qui elle avait appartenu, je l'avais appelée «Mystère». Au moment même où je prenais mes pistolets, elle se mit à hurler dans la cour... à ululer, mais d'un ululement tel que je ne saurais le comparer à rien. Elle hurlait comme je n'ai jamais entendu hurler le vent, excepté ce soir... «Tiens, pensai-je, voilà Mystère qui hurle à la mort ; elle sait donc que je vais me tuer ce soir !»
» Je jouai avec mes pistolets, pensant soudain à ce qu'avait été ma vie et songeant pour la première fois à ce que serait ma mort. Mon regard indifférent rencontra, au-dessus de la commode, dans une petite bibliothèque pendue au mur, quelques vieux ouvrages et leurs titres. Je fus étonné de voir que tous traitaient de diableries et de sorciers. Je pris un livre : Les Sorciers du Jura, et, avec le sourire sceptique de l'homme qui s'est placé au-dessus du destin, je l'ouvris. Les deux premières lignes, écrites à l'encre rouge, me sautèrent aux yeux : «Quand on veut voir sérieusement le diable, on n'a qu'à l'appeler de tout son coeur, il vient !» Suivait l'histoire d'un homme qui, amoureux désespéré comme moi, ruiné comme moi, avait sincèrement appelé à son secours le prince des ténèbres et qui avait été secouru ; car, quelques mois plus tard, redevenu incroyablement riche, il épousait celle qu'il aimait. Je lus cette histoire jusqu'au bout. «Eh bien, en voilà un qui a eu de la chance !» m'écriai-je, et je rejetai le livre sur la commode. Dehors, Mystère ululait toujours... Je soulevai le rideau de la fenêtre et ne pus m'empêcher de tressaillir devant l'ombre dansante de ma chienne sous la lune. On eût dit vraiment que la bête était possédée, tant ses bonds étaient désordonnés et inexplicables. Elle avait l'air de happer une forme que je ne voyais pas.
» - Elle empêche peut-être le diable d'entrer, fis-je tout haut. Pourtant, je ne l'ai pas encore appelé !...
» J'essayais de plaisanter, mais l'état d'esprit dans lequel je me trouvais, la lecture que je venais de faire, le hurlement de ma chienne, ses bonds bizarres, le lieu sinistre, cette vieille chambre, ces pistolets chargés pour moi, tout avait contribué à m'impressionner, plus que je n'avais la bonne foi de me l'avouer...
» Je quittai la fenêtre et marchai un peu dans ma chambre. Tout à coup, je me vis dans l'armoire à glace. Ma pâleur était telle que je crus que j'étais déjà mort ! Hélas, non ! L'homme qui était devant cette armoire n'était point mort. Mais c'était un vivant qui évoquait le roi des morts ! Oui, écoutez-moi... j'ai fait ça... De tout mon coeur... je l'appelais ! A mon secours !... A mon secours !... Car j'étais trop jeune pour mourir. Je voulais jouir encore de la vie, être riche encore... pour elle !... Moi, moi, j'ai appelé le diable ! Et alors, dans la glace, à côté de ma figure, quelque chose est venu... quelque chose de surhumain, une pâleur, un brouillard, une petite nuée trouble qui fut bientôt des yeux, des yeux d'une beauté terrible... puis toute une figure, resplendissante soudain à côté de ma propre face de damné... et une bouche, une bouche qui me dit : «Ouvre !...» Alors, j'ai reculé, mais la bouche disait encore : «Ouvre ! Ouvre si tu l'oses !...» Et comme je n'osais pas, on a frappé trois coups dans la porte de l'armoire... et la porte de l'armoire s'est ouverte... toute seule...

Alors, je découvris à l'intérieur de l'armoire, à travers une épaisse brume, toutes sortes d'objets qui ne me semblaient pas inconnus mais que je ne pouvais distinguer nettement à cause de cet étrange brouillard. Je tentai de me saisir d'un objet rectangulaire qui semblait être un livre mais en vain car le brouillard dès que j'y mettais la main, me glaçait le corps comme si la mort s'immisçait doucement en moi.
Tout à coup, j'entendis une voix venue de nulle part, je cherchai qui avait bien pu émettre cet imperceptible murmure qui n'avait rien d'humain. Mais je ne vis personne. Je dus donc me rendre à l'évidence que ce murmure provenait de la brume ou peut-être de derrière. Je crus comprendre ceci :
" je t'ai fait venir en t'écrivant une lettre et je vois que ma ruse a fonctionné. Je te croyais décidément plus malin que cela, mais te voilà enfin auprès de moi. Cela faisait si longtemps qu'on ne s'était pas vu ! Ne me reconnais tu donc pas ? Ce manoir était au début de ma vie, qui je pense a été bien trop courte, ma demeure. Tu es souvent venu t'y amuser. Fais un effort, tu peux te le rappeler à moins que tu n'ais décidé d'effacer à jamais le souvenir de ma personne de ton esprit. "
J'étais bien trop interloqué pour pouvoir répondre ou même réfléchir. La voix me transperçait la tête de part en part et ne voulait pas se taire. Je fus pris d'un horrible mal de tête comme si des souvenirs très lointains et trop longtemps enfouis essayaient, guidés par cette voix, de rejaillir. Je chancelai, essayai de me retenir à l'armoire, mais je sentis une vive brûlure, je lâchai prise et tombai à même le sol, incapable de me relever. La voix reprit, plus glacée encore que la fois précédente :
" Je te donne le choix car j'ai tout de même partagé de bons moments avec toi ; voici ce que je te propose. Soit je te laisse t'en aller mais tu ne comprendras jamais qui je suis, cette question te poursuivra, quoi que tu fasses pour l'oublier et tu resteras pauvre et malheureux tout le restant de tes jours. Soit tu restes ici et j'accepte de te laisser regarder un objet de cette armoire : ainsi, par son intermédiaire, tu sauras qui je suis et par la même occasion qui tu es vraiment. De plus tu seras riche et vivras avec celle que tu aimes."
Devenais-je fou, étais-je en train de rêver, avais-je des hallucinations ? Je n'aurais su le dire.
A présent, avec le recul, je me dis que j'aurais mieux fait de partir sans demander mon reste. Mais il était trop tard, mon choix était fait, j'avais décidé de prendre un objet et avais choisi le livre.
Cette fois je ne ressentis aucune sensation anormale en tentant de me saisir du livre, et pour cause, le brouillard avait disparu.
En réalité, ce n'était pas un livre mais un petit album photographique couvert d'un cuir noir piqueté d'étoiles, semblable à la nuit sans lune que je pouvais apercevoir par la petite lucarne située au dessus du lit.
Alors que je m'apprêtai à l'ouvrir j'entendis un horrible hurlement. Maintenant que les années ont passées, je pense que c'était Mystère qui me lançait un dernier avertissement à sa manière. Mais sur le moment je n'y pensai même pas tellement j'étais bouleversé et pressé d'ouvrir cet album. Je m'assis sur le vieux lit qui émit un grincement.
Les photographies représentaient toutes les erreur que j'avais commises de ma plus tendre enfance jusqu'à pas plus tard qu'une semaine. Un brusque coup de vent ouvrit l'album à une page où je reconnus une scène que j'avais totalement oublié, du moins le pensais-je : lorsque j'avais cinq ans, j'avais raconté à mon meilleur ami tout en sachant que c'était faux, qu'une fois mort on pouvait faire tout ce que l'on désirait. Je ne sais pas ce qui m'avait pris peut être voulais-je tout simplement me rendre intéressant, je ne sais pas, mais toujours est-il que m'ayant pris au sérieux, il n'avait plus jamais redonné signe de vie.
Toutes ces photographies m'entraînaient dans un tourbillon de remords jusqu'à je n'ai plus aucun souvenir heureux
La dernière photographie représentait mon meilleur ami, celui qui s'était tué à cause de moi, sur un trône de basalte dans l'enfer. Il me fixait avec ses yeux de glaces. Je me sentis envahi par la même sensation de mort que lorsque j'avais touché la brume mais en beaucoup plus intense, puis, je perdis connaissance.
Je me réveillé, quelques temps plus tard, allongé sur le vieux lit. Tout d'abord je ne me souvins de rien, puis un horrible mal de tête me saisit, je manquai de m'évanouir à nouveau mais cette fois je tint bon. Alors, seulement, je m'aperçus qu'il y avait un tas de cendre au pied du lit, alors tout me revint : l'armoire, la brume, la voix, l'album, les souvenirs, mon ancien ami. Les cendres devaient être l'ancien album car je ne voyais plus celui-ci. Mes souvenirs demeuraient flou à partir du moment ou je m'était évanoui pour la deuxième fois je n'aurai su dire exactement ce qui m'était arrivé, tout ce dont je me rappelait c'était d'une foule de sentiments, tous plus horribles les uns que les autres. Le froid, les remords, la peur, le dégoût, l'horreur, la mort était à présent ancrés en moi et je le savais ne me quitterai plus jamais ainsi que les yeux de glace de mon ancien ami qui était devenu Le Diable.
Alors, comme le murmure me l'avais prédit, je compris enfin qui j'étais. J'avais tout d'abord cru qu'il voulait me rappeler que c'était moi qui l'avais poussé à se tuer mais c'était bien pire que ça. En lui mentant je lui avais ôté la vie, mais, j'avais, moi, un homme en apparence sans histoire, que l'on pensait tout à fait dans la norme, moi, j'avais engendré le diable. Sans moi ce diable ne serait pas ! J'étais un assassin doublé du créateur de la plus horrible chose que personne n'est jamais vu : le diable !
Je devins riche comme prévu et pus épouser la femme de ma vie. Le diable avait tenu sa promesse mais ce qu'il avait omis de dire c'était que cette femme, elle, ne m'aimait pas et que bien que riche je ne fus jamais heureux. Les remords m'assaillent toujours, je me sens comme constamment épié par les yeux de glace et je n'apprécie plus rien à la vie. Mon destin, j'aurais dû m'en douter, était bien différent que celui du chanceux héros du livre qui m'avait poussé à appeler le diable.
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# Posté le dimanche 02 avril 2006 15:46

Modifié le vendredi 18 août 2006 12:48