essai sur moi-même de flora (redaction de français, 2006,imaginez la suite)

essai sur moi-même de flora (redaction de français, 2006,imaginez la suite)
Nous venions de faire connaissance à la rentrée, un gamin de treize ans, bien fait, grand, mince, un peu pâle, distingué, qui me regardait avec des yeux si avides, si ardents à s'instruire que je l'avais d'emblée adopté, installé devant moi et toujours je m'adressais à lui, sans m'en rendre compte, comme s'il avait été seul avec moi en leçon particulière, mais je m'aperçus bien vite que c'était peine inutile. Pas un mot de sa bouche je ne tirais à longueur de journée, ses devoirs nuls. Un muet. Un soliveau. Les zéros s'additionnaient. A la fin, n'y tenant plus, à cause de cette attention passionnée qui me fascinait, je décidai d'obtenir, coûte que coûte, quelque chose de lui ; je l'entreprenais, je le pris à partie avec douceur d'abord, avec fermeté ensuite, convaincu de mon pouvoir, du pouvoir que j'avais de le faire sortir de lui avec son assentiment et bientôt s'il le fallait, par attaques brusquées, malgré lui.

L'enfant ne jouait jamais avec les autres dans la cour de récréation ; comme si tous ces enfants qui criaient, s'agitaient, riaient, n'avaient rien à voir avec lui, comme s'il était bien au dessus de tout cela. Il y avait comme une aura de calme et d'indifférence autour de lui. Lorsque l'on faisait bien attention on pouvait apercevoir dans ses grands yeux, des rafales d'émotion passant de la tristesse à la colère, mais la plupart du temps le vide et le néant dominaient.

Et quand la cloche retentissait il se dirigeait d'un pas calme vers les rangs où les autres élèves chahutaient et riaient bruyamment. Une fois rentrés en classe tous s'asseyaient avec moult soupirs. Tous, sauf lui. Il prenait soin de ne faire aucun bruit, et prenait son cahier comme s'il s'agissait d'une relique. Et pendant tout le temps que durait le cours, qu'il s'agisse de français, d'histoire ou de mathématiques, il ne me quittait plus des yeux jusqu'à ce que la sonnerie retentisse, ce qui semblait l'arracher à un rêve merveilleux pour le propulser avec tous ces petits sauvages qu'étaient les autres enfants. En effet l'enfant avait complètement changé l'opinion que j'avais de mes élèves : je les avais toujours trouvés mignons, pleins de vie et absolument adorables, à présent, comparés à l'enfant, ils me semblaient agités insupportables et absolument hideux. Lorsque les coins de leur bouche se relevaient ; ce qu'autrefois j'appelais «sourire», me semblait à présent une horrible grimace que dès lors je m'interdis . . .

Toutefois le silence total de cet enfant continuait à me déranger, et ce de plus en plus. Je ne pus me résoudre à continuer de l'interroger en vain pendant les récréations comme je le faisais au début, car, l'arracher à ses méditations quotidiennes me faisait trop de peine. Pas une fois il ne m'avait rendu un devoir convenable, je décidai donc d'effectuer mes interrogatoires durant le temps où il était puni pour ces mauvaises notes. Ainsi si cela l'ennuyait il n'aurait qu'à me dire quelques mots et je le laisserais. J'espérais que de cette façon il sortirait peu à peu de son mutisme. Mais je me trompais.

Pendant plus d'une semaine je m'acharnais à faire sortir ne serait-ce qu'un mot de sa bouche, mais toutes mes tentatives furent vaines. Que je lui pose des questions sur lui, sa famille, ses goûts, il se contentait de me regarder avec ses grands yeux passionnés. Je n'eus pas même droit au plus infime hochement de tête. Je ne savais plus quoi faire, j'en vins même à me demander s'il n'était pas véritablement muet. Mais dans son dossier scolaire rien qui ne le laisse penser, il avait apparemment une situation familiale «normale», en somme rien qui pourrait l'avoir bouleversé au point de le rendre muet.

En classe, je n'avais de cesse de le regarder, je ne mangeais plus , je ne dormais plus, j'étais absolument obnubilé par l'enfant, et par lui seul. A force de me demander comment lui soutirer quelques mots je finis par avoir une idée : je me dis que lorsque je lui parlais, il ne me parlait pas. Alors pourquoi ne pas inverser les rôles ?

Le lendemain l'enfant eut encore un zéro, j'en profitai donc pour le punir et tester ma nouvelle tactique. Je me mis en face de lui et plantai mes yeux dans les siens. Toujours ce même regard passionné, ensorcelant et avide. Au bout de cinq minutes de cette lutte silencieuse, l'enfant commença à montrer des signes de faiblesse : il baissait les yeux de temps à autres et les relever aussitôt mais il savait pertinemment que je l'avais remarqué ce qui l'affaiblissait encore un peu plus. Ses yeux bleu azur contre mes yeux noirs. Je commençais à sentir mes nerfs à vif. Qui du jour ou de la nuit remportera cette lutte silencieuse et impitoyable ? L'enfant avait de plus en plus de mal à garder ses yeux braqués sur les miens. Nous étions à présent en hiver, il était quatre heures, le jour commençait à décliner, la nuit gagnait du terrain. Et tout à coup ; l'orage ! L'enfant fondit en larmes, secoué de sanglots qu'il avait retenus pendant ces quinze longues et épuisantes minutes. Non, il ne fallait pas que je craque, il ne fallait pas que je me laisse submerger par les vagues d'émotion qui déferlaient sur moi à la vue de ce pauvre enfant en pleurs. Je vins doucement m'asseoir à côté de lui pour le consoler. Il ne me repoussa pas. J'eus même l'impression qu'il était heureux, ici, à mes côtés. Alors je lui posai la question que j'avais toujours voulu lui poser :
«-Pourquoi ne parles tu jamais ?
-Je . . . je ne peux pas . . . le dire . . . sinon . . . mon père . . . » me dit-il la voix entrecoupée de sanglots mais il ne put pas finir sa phrase tellement l'émotion était forte.
J'eus beaucoup de mal à retenir mes larmes ; quelques gouttes roulèrent sur ma joue pour aller s'écraser sur le sol. D'avoir entendu pour la première fois depuis plus d'un trimestre sa voix m'avait totalement bouleversé. Ce n'était pas la voix riante et sans soucis des enfants de son âge mais une voix chargée de plus de malheur et de souffrance qu'un enfant ne peut en supporter.
Depuis que l'enfant m'avait parlé je décidai de l'appeler par son prénom : Nicolas. Avant notre échange, jamais je n'avais pu me résoudre à l'appeler ainsi : il était si différent des autres, si lointain, comme venant d'un autre monde . . .

Cette nuit là encore, je ne dormis pas mais je pris une résolution. L'enfant avait sûrement un problème avec sa famille et plus précisément avec son père. Je décidai donc de le suivre à la sortie de l'établissement pour voir ce qui se passait chez lui.

Toute la journée je ne pensais qu'à cela. Il ne parlait pas davantage qu'avant notre échange mais lorsqu'il croisait mon regard un infime sourire se dessinait sur ses lèvres. Le soir, je le pris donc en filature jusque chez lui et ce que je vis me frappa d'horreur. A peine fut-il rentré dans sa maison que des bruits de lutte et les cris déchirants de Nicolas me parvinrent. Je courus vers la maison pour arrêter ce massacre mais tout à coup je stoppai net : une femme qui devait être la mère de Nicolas essaya de s'interposer mais elle fut elle aussi bientôt rouée de coups par une grosse brute ivre, son mari. Je rebroussai chemin la rage au coeur.

Aussitôt rentré chez moi je pris mon téléphone et composai le numéro de « SOS enfants battus » et expliquai tout. Ils me dirent qu'ils allaient faire au plus vite et qu'ils me tiendraient au courant.

Ce n'est pas encore cette nuit là que je dormis. En arrivant le lendemain, je ne vis pas Nicolas assis dans son coin comme à son habitude. Je fis cours aux autres élèves et n'ayant plus Nicolas à regarder, j'observais mes autres élèves avec un regard nouveau, ils n'étaient en fin de compte pas si horribles et agités que cela. Je décidai de leur faire écrire des exposés sur la maltraitance et leur expliquai ce qui était arrivé à Nicolas. Eux qui n'avaient jamais daigné le regarder et qui, à l'occasion, le provoquaient, prirent l'initiative d'organiser une grande fête en son honneur.

Une semaine plus tard je reçus un appel de « SOS enfants battus », ils m'annoncèrent que Nicolas avait été retiré de sa famille et me proposèrent de l'accueillir ce que j'acceptai sans hésiter.
Ce fut la première fois depuis plusieurs mois que je dormis paisiblement. Sommeil magique rempli de rêves féeriques »

Le lendemain Nicolas n'était toujours pas assis dans son coin, je m'inquiétai d'abord puis je l'aperçus au milieu de ses camarades riant et jouant comme je ne l'avais jamais vu faire. A la sonnerie, il courut comme ses camarades en riant de plus belle.

Je le vis pleurer pour la deuxième fois lorsqu'il vit la fête que les élèves avaient préparée en son honneur et que je lui annonçai qu'il pouvait vivre avec moi s'il le désirait.
Mais cette fois c'était de bonheur qu'il pleurait !


FIN

P.S Vos histoire nous intéressent, n'hésitez pas à nous les faire connaître pour qu'on les publie ! ! !
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# Online seit Sonntag, 02. April, 2006 um 15:38

Geändert am Sonntag, 22. Juli, 2007 um 10:08

gabriel de elise.2006

gabriel de elise.2006
- Pour que la lecture soit plus facile je vous conseille de faire copier coller dans un traitement de texte (ex: world) et de mettre en grande police.


Gabrielle


Gabrielle a 17 ans. Elle a perdu son père il y a 1 ans.
Elle dit toujours que la v
ie est comme un jeu on l'arrête quand on veux, car sa phobie a elle c'est de ne pas pouvoirs arrêter sa vie quand elle le veux...
Tout c
ommence une nuit du 28, tout les 28 du mois elle sentait une présence du au fait que le 28 juillet son père ive est mort...
Elle versa
alors une larme en pensant à lui avant de s'endormir puis la voici prise dans une nuit de cauchemar intense comme une fois par mois. Elle vit d'abord une tête non inconnue qui l'a fit tressaillir dans son lit, c'était la sorcière de blanche neige, avait vous le sourire en voyant écrit la sorcière de blanche neige ? Elle en regardaient pourtant énromément des films d'horreur, lors de ces soirées entre copines. Mais ce film, "blance neige et les septs nains, l'ayant regardée vraiment trop jeune fut le seul a la marquer autant. La sorcière hantait son enfance, elle vérifiait avant de dormir si elle n'était pas sous son lit, sinon morte de peur elle ne pouvais s'endormir. Jusqu'a ses 13 ans ce fut ainsi. elle se sentait obligée de laisser la porte de sa chambre ouverte tellement peur de disparaître, de crier sans être entendue. Elle sursauta si fort qu'elle se réveilla en sueur, elle priait pour que la nuit soit terminée qu'il soit sept heures, l'heure de se lever pour aller au lycée. Mais non.Non.Il n'etait que minuit,elle n'osait plus bouger, essayait d'effacer ses idées noires et de penser à autre chose mais ce fut impossible. Elle décida de ne pas dormir. Une demi heure après la voila rendormis, elle vit alors son père à moitié mort dans le lit. Elle avait 16 ans quand elle vus son père mourir devant ses yeux éblouit, juste a coté d'elle un c½ur venait de s'arrêter.Et pas n'importe lequel. Celui de son pére. Puis elle le vus à l'enterrement cette fois si, dans le cercueil, plusieurs crois, des cris et elle se réveilla encore avec l'espoir que la nuit soit finis, mais hélas encore quatre heures de cauchemars et ce sera bon pour ce mois si. Elle ne parlait jamais à personne de ses cauchemars même pas à sa mère si proche pourtant d'elle. Sa mère s'inquiétait à son sujet, quand elle entendait des cris dans la chambre d'à coté. C'est finis Gabrielle ne dormira plus, temps pis elle ne sera pas en forme demain pour le lycée ça ne fait rien. C'est ainsi qu'elle se posa de multiples questions pendant quatre heures. Pourquoi les cauchemars que je fais sont ils toujours pire de mois en mois ? Pourquoi est il mort ? Pourquoi, pourquoi, pourquoi...
Puis il fut sept heures, e
lle se dirigea vers la cuisine mais n'eut pas d'appétit ce matin là puis dit rapidement bonjour à sa mère en l'embrassant.
« Je t'ai en
core entendue crier cette nuit, Gabrielle je crois que ce n'est pas normal.
Mais s
i man jte dis tout vas bien.
Ecoute Gabrielle je vais
appeler un psychologue tu pourras lui parler si tu veux.
Non j'en ai marre que tu
me prennes pour une folle.
Mais non c'est juste que je m'inquié... »
Elle claqua
la porte de sa chambre se changea, pris son sac, prit le bus de justesse et se rendit compte qu'elle n'avait encore une fois pas fait ses devoirs, c'était de plus en plus fréquent ces temps si. Elle vit Angèle, Aurélie et maxime. Elle alla fumer, depuis que son père était mort elle n'arrêtait pas de fumer sans doute qu'elle n'avait rien trouvé d'autre pour abréger ses souffrances.

_ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _
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Apres t
rois cigarettes fumées elle se rendit en cour, elle s'endormis en anglais, elle eut un avertissement, elle du le faire signer à sa mère ce qu'elle ne souhaité surtout pas alors elle se força a imiter la signature de sa mère, c'était la seule solution. Et une journée de passée. Le soir sur l'ordinateur à tchater avec ses amis et d'autre gens qu'elle ne connaissait pas, ce que ça mère avait horreur. Sans relire ses cours elle fit semblant de ne pas les voir, de toute façon sur son cahier de texte elle n'écrivait presque plus rien. Il fut deux heures du matin quand elle arrêta l'ordinateur presque endormis. Elle se coucha encore habiller et pas laver. Elle dormi et se réveilla a cinq heures de l'après midi, forcement elle n'avait pas beaucoup dormis la nuit dernière. Sa mère travaillait elle avait oublié de mettre son réveil, elle se leva alla fumer son paquet de cigarette et revenu ne sachant que faire. Elle décida de ne pas aller au lycée aujourd'hui temps pis disait elle. Elle se connecta sur le net c'était pratique elle n'avais pas besoin de s'habiller elle l'étais déjà, elle alla au toilette se passa le gant sur la figure se maquilla vite fais les yeux de noir et sortis faire un tour dehors. Il était maintenant six heures il faisait presque nuit, elle alla dans le centre ville. Elle rentra dans un état piteux à trois heures du matin. Sa mère rentrée depuis trois heures l'attendait avec inquiétude. Quand elle la vu elle ne la reconnu pas.
G
abrielle !
Elle ne répondit
pas alla se coucher habillée encore une fois.
Sa mère
pleurait mais ne savait que faire une fois de plus.
El
le la réveilla le lendemain matin pour le lycée.
Leçons
encore une fois pas faite, elle se battit avec une de ses camarade tout allait de plus en plus mal elle se fit virer du lycée pendant une semaine.
Encore une cho
se difficile à dire a sa mère mais il le fallait :
« Ma
man
Oui Gabrielle
Je suis
virée du lycée pendant une semaine
Quoi ?
Je me suis b
attue avec une fille qui m'a énervé c'est tout, rien de grave
Rien de grave mais t
u te fiche de m...
C'est bo
n ne va pas me faire chier ! «
Clac
La porte se ferma
à clef.
Gabrielle voulait
en finir avec sa vie. Elle ne savais pas comment si prendre et avait peur de souffrir.
_ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _
_ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _

Un mois
passe rien ne s'arrangea pour Gabrielle.
On est le 28
se dit gabrielle. Il était onze heures. Elle avait sommeille.
Une nuit identique q
ue celle du mois dernier des cris, des pleurs, des visages singuliers...
Elle all
a au lycée fumer ses cigarettes, ce soir c'était le conseil de classe elle avait intérêt d'assurer aujourd'hui, elle avait fait ses leçons hier soir. Ce fut une bonne journée pour Gabrielle, ses amis Maxime, Aurélie et Angèle lui proposèrent une sortie nocturne en toile de tente ce soir elle accepta. Elle emmena ses cigarettes, du rosé et divers autre boissons, des bonbons, et laissa un mot à sa mère : Je dors chez Angèle ce soir.
Puis elle partit, ils se retrouvèrent à 19 heures, cherchèrent un coin ou camper. Ils montèrent la tente, allumèrent les cigarettes, et débouchèrent les bouteilles. Une heure après ils étaient ivres. Le lendemain matin ils partirent pour le lycée, se souvenant de rien. Au lycée le conseil était passé, pas de terrible appréciation pour Gabrielle temps pis. Gabrielle et ses amis séchèrent l'après midi, et décidèrent d'aller en boite le soir venus.
Mini jupe,
string dépassant, haut moulant ...
Elle s'était prépar
ée pour ce soir. Et les voila en boite, elle découvrit la drogue, elle se sentait bien pendant cette soirée, elle voyait la vie en rose.
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On était sam
edi le lendemain matin heureusement, sa mère était malade elle était à l'hôpital, elle alla la voir, et apprit qu'elle avait le cancer du poumon. Elle allait se retrouver orpheline dans peu de temps. Elle eu besoin de drogue se moment la, elle se prostitua et s'acheta de la drogue.
Sa mère est mo
rte il y a deux mois heureusement elle vient d'avoir 18 ans elle est majeure elle reste chez elle, elle a des aides. Elle à rencontré quelqu'un : Maxence azerty. Elle veut faire sa vie avec lui. Elle l'aime, il est venu habité chez elle. Lors d'une visite chez le médecin elle s'aperçoit qu'elle est enceinte... sûrement de maxence. Ses cauchemars disparaissent.
Tout baigne et ne
uf mois plus tard elle accouche. C'est une fille : marion. Elle est si mignonne, Gabrielle est heureuse, enfin heureuse.
Mais ce bonheu
r n'est pas éternel, car l'enfant n'est pas de maxence. Elle repense à sa soirée entre amis avec Angèle maxime et aurélie, elle demande à maxime de faire une prise sang. Mais l'enfant ne vient pas non plus de lui. Elle laisse tomber sa recherche. Et ses cauchemars recommencent. Un soir même ce fut horrible. C'était comme si pendant tout ce temps ou elle n'en avait plus la ils étaient tous réunis en un seul, le plus horrible de tous. Elle vus des images défiler, des images horribles ou elle comprit que Marion venait d'un viol, le viol de l'autre soirée, la soirée ou il l'avait droguée avant de la violer. Elle l'apprit à Maxence, elle se sentait mal dans sa peau. Puis un soir ce fut terrible. Maxence n'arrivait pas à dormir, Gabrielle criait, il s'endormit finalement, le lendemain il se réveilla pour aller au travail, il laissa Gabrielle endormis sur le lit. Mais quand il rentra le soir elle était dans la même position elle n'avait pas bougé. Il appela l'hôpital, elle fut emmenée aux l'urgences, et c'est la que Maxence apprit que Gabrielle était dans le coma. Marion était chez la nourrisse. Les mois passèrent, les années passèrent rien.
Gabrielle était
entrée dans un autre monde, celui de son père. Elle s'était réveillée quelque part. tout était blanc, pas de mur, un sol blanc, un ciel blanc. Elle ne connaissait pas ce lieu mais n'avait pas peur, un endroit si clair ne pouvait faire peur à personne. Elle se leva tourna en rond, mais ne vit rien. Elle n'avait ni chaud ni froid, ni faim, ni soif, elle était si bien, mais se résolue qu'elle ne pourra pas rester des heures ici. Elle marcha donc mais cet endroit paru infini, il ne s'arrêtait pas. Elle s'assit et attendit. Tout d'un coup elle entendit son père. Elle se tapa la tête avec sa main. Sa bague tomba par terre et disparut. Elle passa sa main ou la bague avait disparut, il y avait quelque chose en dessous. Elle voulut passer. Elle se passa son corps entre le trou. En dessous tout était noir, elle voulu faire demi tour mais il était trop tard. Elle eu une pensée pour Marion et pour Maxence resté dans la vie normale. Elle ne voyait plus rien, sauf le trou blanc au dessus de sa tête par lequel elle était passée. Elle ne bougeait plus. Elle pleurait en silence. Puis elle se mit à chercher la bague, elle toucha quelque chose qui n'était pas sa bague. Elle retournait à sa place tout en poussant un cri. Elle mis les mains dans ses poches et s'aperçut qu'elle avait son briquet. Elle avait peur de ce qu'elle pouvait découvrir mais elle l'alluma quand même. Elle découvrit une jeune fille de son age à peu près. Elle était assise la, elle était muette, elle fit des signes à Gabrielle mais elle ne compris pas. Le briquet s'éteignit sous l'ampleur d'une tempête. La fille pris sa main et l'emmena plus loin. Elle fermait les yeux et quand elle les rouvrit, tout était clair. Elle ne savait pas une fois de plus où elle était. Puis elle reconnut la jeune fille, elle lui adressa un sourire, elle lui répondit par un sourire.
suis-je ?
Elle fit des sign
es vers le haut
Suis-je mo
rte ? Et Marion et Maxence ?
Elle fermis les yeux et s
oupira.
Gabrielle n'insista
pas. Elle attendit une fois de plus.
Gabrielle avait f
aim, froid et se sentait sale mais elle ne dit rien.
L
a fille était partie comme si elle était partie à la recherche de renfort. Elle revenu quelques temps après et lui fit signe de la suivre.
_ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _
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Elle la co
nduit dans une maison immense, une maison de verre. Elle s'arrêta en voyant des centaines de millier de bibelots rangées sur des étagères au centimètre près.
« Va
s donc te laver et manger tu auras tout le temps de regarder après ! dit une voix derrière son dos.
Papa !
Ou
i ma chérie.
Elle lui sauta
dans les bras. Derrière arriva sa mère.
Coucou ma ché
rie ! »
Elle lui sauta égal
ement dans les bras puis s'effondra morte de fatigue. Ils la conduisirent dans un lit, la regardèrent quelque instant puis partirent.
Qu
and elle se réveillât ils étaient la.
« Où suis-je pa
pa ?
Ecoute chérie vas mange
r et vas te laver ont aura out le temps de parler !
Po
urquoi tout le temps ?
Parc
e que tu vas rester mille ans avec nous !
Mille ans et
Marion et Maxence ?
Oui ch
érie ce qui fait mille ans dans ton monde en fait dix dans le notre tu devras encore nous supporter dix ans mais vas donc manger ma chérie. »
Elle s'assit à une ta
ble et fut servie par la jeune muette.
Puis elle alla s
e laver.
Elle retourna voir
son père pour le questionner.
« Voila je suis en plei
ne forme maintenant répond a mes questions s'il te plait !
Oui je t'écoute
Vais-j
e revoir un jour ma fille et Maxence ?
J'ai bien peur q
ue non ma fille, puisque ici tu vivra dix ans mais dans ton monde cela fera mille ans, mais ne t'inquiète pas ici il y a aussi de très beau garçons.
Mais papa ma f
ille c'est tout Maxence aussi !
Ecoute chérie tu n'as
pas trop le choix... en plus cette fille est née d'un viol tu le sais...
Mais pap
a ... elle se mit à pleurer. «
Elle se dit qu'il avait
raison et que sa vie était la avec lui.
Elle décida d
e tracer un trait sur son passé.
« Où suis-je ?
Tu es
au paradis ma fille.
Je sui
s morte alors ? Mais comment, tu m'as tué pour me ramener avec toi ?
Mais non tu n
est pas morte tu es dans le coma. A cause de ses cauchemars, je n'y suis pour rien d'ailleurs. Mais tu vas revivre après tes dix ans passé mais j'ai bien peur que dans ton monde en un siècle tout ai changé !
Et je va
is faire quoi ici pendant dix ans ?
Tu vas faire comme
dans la vie normale, tu vas rencontrer un garçon l'épouser et avoir des enfant avec lui sauf que ici, il n'y pas de méchants, tout le monde est gentil, personne ne te fera de mal !
A oui je
vais avoir des enfants et après repartir et oublier encore si je reste ici dix ans autant rester pour toujours !
Tu ne peux pas ma fill
e. Mais tout ce que tu auras vécu ici tu ne t'en souviendras pas, seulement, quand tu mourras et quand tu reviendras je l'espère au paradis si tu ne fais rien de grave.
Rien de grave ?
Oui si
non tu vas en enfer, et la tu revis sans cesse les malheurs, les cauchemars de ta vie !
Je pense que je me ti
endrais a carreau !
Mais je
ne pourrais pas oublier Maxence et Marion ! C'est impossible
Si tu les oublieras
avec le temps !
Tu ne peux
pas m'aider me les effacer de la mémoire ?
Mais non je
ne peux ma pauvre je suis désolé.
Merci père. »
Elle
voulu découvrir la maison de ses rêves. Cette maison était vraiment immense. Elle parcourut les 3 étages et apprit les moindres recoins. Elle regarda et regarda les milliers de bibelots. Elle sortit dehors, devant elle deux voiture se percutèrent mais un ange arriva la du ciel et la personne morte du choc n'avait plus rien, ils repartirent tout deux comme si de rien n'était. Elle continua son chemin, elle découvrit un immense jardin avec toute sorte de fleurs qu'elle ne connaissait pas, des fleurs immense, elle n'avait jamais vue ça de sa vie. A si seulement j'avais pensée a mon appareil photo disait elle. Elle poursuivit l'allée du jardin, elle vit une fontaine en forme d'ange. Elle fut interrompue par son père qui arriva derrière elle en courrant,
« Je ne t'ai pas appris le fonctionnement du paradis, alors déjà, il n'y a aucun mort...
Je sais !
Comment
ça tu sais ?
J'ai vue !
D
'accord ensuite, il y a un mot qu'il ne faut jamais prononcer, moi, j'ai le droit, mais pas toi, c'est le mot suivant : démon
Démon pou
rquoi ?
Nooooooooon «
_ _
_ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _

Elle fut immédiat
ement emportée dans un tourbillon. Elle vit un démon lui parlée :
« Pourquoi m'a t
u appelée, tu sais que je n'aime pas !
« Mais je suis
nouv...
« Et tu m'interro
mpt en plus, veut tu être condamné à la cage du paraenfer ?
« Non dit elle sans sa
voir ce qu'était le paraenfer.
« Très bien, c'est ton
premier et dernier avertissement je n'aime pas être dérangé pour rien la prochaine fois tu file en enfer AaAaAaAh. «
Il partit sur ce
cri. Et Gabrielle fut prise dans un tourbillon, et revenu la ou son père l'attendait.
« Mais est tu folle G
abrielle ?
Je te dis qu'il
ne faut pas prononcer démon, et tu le prononces !
Je
suis désolé papa.
Ça t'appr
endra, bon bref qu'est ce que je disais a oui le paraenfer tu en a entendu parler ?
Oui par ce dém...
Non
Oups, il faut que je m'y fasse...
attention ce n'est
pas de la rigolade, si tu le dérange encore une fois ... bon le paraenfer c'est une cage ou tu dors et... en fait c'est l'enfer mais de courte durée !
D'accord !
Et il n'y a pas d'autre danger, d'autre mot à ne pas prononcer ?
Non seulement s
i tu fais une faute grave, tu seras immédiatement envoyé en enfer ! A part ça rien.
D'accord ! Dis papa je p
eux aller me promener ?
Ou
i bien sur va ! On mange à 2h.
Deux heures du matin !

Oui c'est comme ça ici !
A toute à l'heure alors ! «
Et il partit. Gabrielle re
parti donc à la découverte de ses fleurs magiques. Elle s'approcha d'une fleur jaune. Elle mis la main dedans et fut entraîner dans la fleur, dedans se trouvait des millier de bonbons, il était inscrit sur la fleur :
« Ici manger ce que vous v
oulez vous ne prendrez pas un kilos ! Et tout est gratuit, bon appétit ! «
Gabriel
le se régalait, puis elle pensait : mais que peut il bien avoir dans les autres fleurs ?
Elle sortit. Elle s
'empressa dans la fleur rouge. Ici c'était marqué :
D
ans cette fleur, se trouve tout les animaux du monde, attention derrière vous un jaguar !
Elle se retournai,
elle vu un jaguar. Elle sursautai, mais elle se dit ici il n'y a pas de mort et garda son calme. « Attention devant vous un éléphant, et la une girafe ! «
Elle n'
en croyait pas ses yeux. Une immense girafe dans une fleur. Mais c'est le paradis se dit elle !
« Attention
a coté de vous une mygale ! «
AaAaAa et elle partit e
n courrant. C'était tout de suite moins génial !
Elle
poursuivit, et s'arrêta dans la fleur bleue.
Ici vous
êtes dans le ciel, vous volez.
Et il était déjà 2 heu
res et demi du matin. Oups le déjeuné ! Elle détala l'allée et rentra dans la maison. Ses parents mangeait, enfin mangeait elle ne savait pas ce qu'il faisait, elle put le déduire. Il y avait la une prodigieuse machine qui remplissait un récipient hexagone d'un liquide noir. Son père avait l'eau à la bouche, pas gabrielle. Sa mère lui expliqua que c'était un nectar de fleur.
«
Mais ne t'inquiète pas c'est très bon, moi aussi ça m'a semblé spécial, mais une fois y avoir goûtée je ne pouvais plus m'en séparé !
« Mais ça a goût de quoi dans mon pays ?
Je ne sais p
lus ma chérie voila bien longtemps que j'ai perdue toute trace de la terre, je ne saurais reconnaître aucun goût aucune odeur...
Et moi
quand dans dix ans j'y retournerais ça va me faire pareil ?
N'y pense plus ma ché
rie, mange donc. Slipex s'il te plait. «
Elle approch
a l'hexagone de ses lèvres en tergiversant mais pas pour longtemps voyant tout les yeux fixé sur elle. Elle avala, une sensation inhabituelle s'installa dans sa bouche. Le liquide était chaud et plaisant. Quand elle réouvra les yeux, il n'y avait plus personne. Elle se leva, ne savait pas ou mettre son hexagone, puis sa mère apparut :
« A excuse moi,
j'ai oublié de te présenter Slipex, c'est le petit dernier de la famille !
Comme
nt ça ?
C'est un robot, il
nettoie, range, fais la vaisselle, repasse le linge...
Ok !
Alors comment s'était
l'allipsetention ?
La quoi
?
A oui la fleur que tu as
but tout a l'heure elle s'appelle l'allipsetention !
A
eu oui, je sais pas j'ai du m'évanouir !
Moi aussi ça
m'avait fait ça ! Mais ne t'inquiète pas a force, ça n'arrivera plus. «
Elle all
a se coucher. La lendemain matin Slipex était debout devant elle, il se dirigeai vers elle les bras levé. Elle prix peur, et s'échappa en criant. Elle alla trouver sa mère :
« Maman maman il
veut me tuer !
« Hein, qu
oi, qui ?
« Eu le robot reg
arde il arrive la ...
« Mai
s c'est slipex, il veut juste de coiffer les cheveux ! N'ai pas peur comme ça ma fille ! »
Slipex coiffa Gabr
ielle avec ses longs doigts. Elle s'habilla et sortit. Elle marchait et croisa le regard d'un homme. Ce fut le coup de foudre, mais hélas elle vit derrière lui une femme lui sauter dans les bras. Elle continua son chemin, si émue qu'elle tomba par terre, l'homme s'approcha.
« Mademoiselle, vous al
lez bien ?
« Oui merci ça ir
a. »
Un homme avec des aile
s arriva du ciel et clac, plus rien !
« Merci !
« Ce n
'est que mon devoir mademoiselle et tout le plaisir était pour moi. » Et il partit. L'homme lui proposa d'aller dans un café boire quelque chose. Elle acquis sans broncher.
Il lui présenta s
a nièce : Eloise. Elle s'échangèrent un sourire puis allèrent s'asseoir aux chaises du bar. Ils firent plus ample connaissance et Eloise devenu la meilleure amie de Gabrielle et Antoine le fiancé de gabrielle. Tout allait bien mais un soir par erreur elle appela le démon. C'était en pleine nuit, elle parlait de démon avec Eloise. Alors le démon suggéra que Eloise devait venir également. Gabrielle voulu prévenir son père mais il était trop tard elle avait été emportée tout els dents dans un tourbillon tout en entendant résonner le rire du diable.
« Alors mes demoise
lle on s'amuse bien ? »
Per
sonne ne répondit ce qui avait l'air d'énerver encore plus le diable.
« Et bien c
'est parfait ! Lucifer s'il te plait... »
Une femme ar
riva, les cheveux longs, la peau et les yeux rouges le sourire aux lèvres, tout habillée de noir pris Eloise et Gabrielle par le bras. Elle les entraîna vers, vers quelque chose qui ressembler à la vie. Elles marchèrent dans la rue et une voiture s'arrêta. C'était un groupe d'africain l'un deux avait un piercing en os a la cloison navale. Ils les forcèrent à monter dans la voiture. Ils arrivèrent à la barrière d'une maison et le chauffeur s'arrêta. Ils entrèrent dans le petit parc de la maison. Eloise et Gabrielle durent s'asseoir par terre sur les gravier. L'homme avec le piercing en os commença a prendre Gabrielle par derrière en dessous de ses bras mais un homme l'interrompu et lui dit de commencer par l'autre. Il prit alors Eloise, et ce qui se passe après fut horrible... Il fit craquer tous ses membres... Gabrielle voyait la scène avec horreur, elle voyait Eloise qui souffrait en silence, simplement avec des froncements de sourcil où des grimaces. Elle voyait que son tour approchait mais ne savait que faire. La tête, les doigts, le dos, les jambes... tous ses membres y passèrent. Gabrielle se mit a pleurer, l'homme lui dit en t'inquiète pas c'est bientôt ton tour. Il en avait finit avec Eloise, quand il la lâchai elle ne tenait plus, elle s'écroula sur le sol, ne pouvant plus bouger. Elle n'avait pas crier et rester silencieuse, elle fermait les yeux...
_ _
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Gabrielle eu quel
ques seconde pour réfléchir, elle se dit si quand on ai au paradis on ne peut dire el mot diable alors en enfer nous ne pouvons pas dire le mot ange. De toute façon si elle n'essayait pas elle allait mourir comme Eloise, alors elle se mit à crier « angeeeeeeeeeee »
Et to
ut devient blanc elle s'envola dans le ciel, regardant derrière elle si Eloise la suivait, hélas non. Ça aurait été trop beau. Elle allait périr, là sur le sol où alors ils allaient encore la faire souffrir en la violant ou tout autre supplice. De toute façon elle ne pouvait plus bouger, l'homme avait été si brusque qu'il avait sûrement cassé tous ses membres. Elle continuait de prendre de l'altitude, elle entendait la voix de Eloise. Elle se dit qu'elle ne pouvait la laisser comme ça, mais impossible de faire demi tour, elle était comme un aimant attirée par le ciel. Elle versa une larme « désolée Eloise ... » Elle vit un ange :
« Tu as attra
pé chaud ma petite !
Je le
sais bien merci, et j'ai perdus mon amie.
Non tu l'a re
verras dans 10 ans ton amis, elle est entrée dans le paraenfer.
Elle souffrira p
endant 10 ans.
Oui ces homm
es vont la torturer ainsi pendant 10 ans.
Oh mon dieu,
il lui suffisait de dire le mot ange ...
Non mademoise
lle ce ne sont que les nouveaux qui ne doivent pas prononcer démon et qui peuvent prononcer ange.
A ça expli
que mon père qui pouvait le dire à haute voix ! Où allons nous ?
On retourne au pa
radis, tu recommenceras ton coma normalement.
Merci. »

Cela lui fit tout bizarre
quand l'ange lui dit ton coma au lieu de ta vie, mais il faudra s'habituer. Pauvre Eloise qui devra rester dix ans, c'est vraiment injuste c'est moi qui avait lancer ce sujet. Je ne la reverrais que dans 10 ans. Mais non, dans dix ans je pars enfin cela fais déjà 2 ans que je suis la, je serais déjà partie.
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Qua
nd elle fut arrivée sa mère lui sauta dans les bras :
«
Gabrielle mais ou étais tu pendant tout ce temps ?
E
u je suis aller par accident dans le paraenfer
Mais tu
dois rester dix ans normalement
Oui mais j'air réfléch
ie et j'ai trouvée la solution
Quelle solution ?
Quand
tu dis dém... Oua j'ai eu chaud bref tu as comprit je vois le monsieur tout rouge et quand je suis dans el paraenfer j'ai résolue que si je disais ange ça aller marcher et tout de suite je me suis faite emportée !
C'
est comment le paraenfer ?
C'est horrible maman je ne saurais te raconter, et malheureusement Eloise y est rester.
Eloise ?
Oui c'est un
e copine.
C'est une nouvell
e aussi ?
Non.
Comment ce f
ait il alors qu'elle soit entrée dans le paraenfer ?
L
e démon en a décidé ainsi.
D
'accord, vas donc prendre une douche tu es toute poussiéreuse. »
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To
ut en se dirigeant vers la salle de bain, elle eut une pensée pour Eloise et se dit que elle devra l'oubliée elle aussi, comme Marion et Maxence. Sa douche prise, elle s'allongea dans son lit, et songea a ce qui pouvait se passer sur la terre, dans ce monde qu'elle avait quittée.
De ce coté, dans c
e monde opposé, Gabrielle était allongée sur le lit d'hôpital, sans avoir bougée pendant toutes ses années. Le visage blanc, les yeux fermés. C'était la première fois dans toute l'histoire que quelqu'un resté aussi longtemps dans le coma, on se savait si ça allait s'arrêter un jour. Clémence une jeune infirmière était toujours a ses cotés, pour espérer voir ne serais ce qu'un cil bouger, Gabrielle était filmée la nuit aussi.
Quant
à Maxence lui avait refait sa vie depuis longtemps, et commencer à se faire vieux. Marion elle aussi avait grandi, malgré l'absence de sa mère, avec en tête, un seul rêve, celui de voir sa mère réveillée avant de mourir.
Gabrielle avait retrouv
é Antoine quelques jour plus tard, honteuse de ce qui s'était passé. Elle ne savait pas comment réagirait Antoine. Il n'était pas vraiment en colère contre Gabrielle mais le couple cassa.

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Les années passèrent.
Et puis un jour Gabrielle s'était réveillée quelque part. Tout était blanc, pas de mur, un sol blanc, un ciel blanc. Elle n'avait pas peur, un endroit si clair ne pouvait faire peur à personne. Elle se leva tourna en rond, mais ne vit rien. Elle n'avait ni chaud ni froid, ni faim, ni soif, elle était si bien, mais se résolue qu'elle ne pourra pas rester des heures ici. Elle marcha donc mais cet endroit paru infini, il ne s'arrêtait pas. Elle s'assit et attendit. Et ce n'était que maintenant qu'elle réagissait. Cet endroit elle le connaissait, elle le connaissait même très bien. C'était le point de départ de ce monde a part. Il s'était passé exactement le même scénario. C'était sûrement la fin de son coma. Elle chercha le point noir par où elle devait aller comme au début. Après quelques instants elle le trouva se faufila dedans, sans être très rassurée. Après quelques instants par terre, elle retrouva sa bague. Puis elle songea à la dernière fois pour voir la jeune fille elle avait son briquet, hors elle n'avait plus de briquet elle en était sure. Mais elle fourra ses mains dans ses poches et découvrit un briquet. Ce n'était pas le sien, il avait été mis dans sa poche exprès. Elle l'alluma. Elle poussa un cris d'angoisse en voyant se visage à deux centimètre du sien. C'était son père.
« -C'est bien ma fille tu
as compris, tu as aussi compris que c'était la fin.
-Oui j'ai cru le comprendre, je n'ai vraiment pas vu les années passer !
-Je sa
is, maintenant tu vas me suivre.
- Dis papa je ne te r
everrais plus jamais ?
- B
ien sur que si ma chérie à ton décès, même si ce sera très différent, on se reverra. Sauf bien sur si tu fais des choses graves, mais ça je n'en doute pas une seule seconde. Allons y !
-Ou
ça ? »
Elle se réveilla une
fois de plus au milieu de nul part. Elle se leva et devant elle il y avait une route, deux voitures se percutèrent. Elle regardait en hauteur attendant que le petit ange arrive et répare tout ça. Mais rien n'arriva. C'est ici qu'elle se dit qu'elle était vraiment revenue sur terre. Sa petite planète bleue. Mais où je me trouve ? Paris, Tokyo, Amsterdam, Madrid...
« Et mademois
elle la, vous auriez pu réagir au lieu de regarder l'accident comme ça, heureusement que je viens d'arriver et que j'ai pu appeler les pompiers.
-Euh oui excusez m
oi...je
-Oui épargnez moi v
os excuses, il s'agit de la vie de ces personnes ! »
E
lle monta dans l'ambulance et attendit à l'hôpital d'avoir des nouvelles des trois personnes blessées. Un vieillard, une adulte et autre adulte.
Quand elle appris
le nom de ces personnes elle s'évanoui. Clémence l'infirmière n'en revenait pas non plus, elle avait disparut de son lit d'hôpital. Devant ses yeux, un rayon de lumière l'ébloui et devant les yeux ébahis de Clémence, Gabrielle n'était plus sur le lit. Clémence la reconnu immédiatement, elle était restée de nombreuses années auprès d'elle. C'était un miracle. Jamais dans toute l'histoire un être humain n'était resté aussi longtemps dans le coma.
Gabrielle se
réveilla dans un lit d'hôpital. Elle sauta du lit et cria de toutes ses forces :
« Maxence »
C'était Maxence
Azerty et sa fille Marion qui était dans l'accident et une autre personne qu'elle ne connaissait pas. C'était fait exprès, se dit elle c'était papa. Elle se dit qu'elle aurait tout le temps de repenser à ça après. Pour l'instant il fallait retrouver Maxence et Marion.
El
le se dirigea à l'accueil et demanda Maxence Azerty, et sa fille marion. Elle donna un numéro de chambre en disant :
« Pas plus de 5 min
utes, ils sont encore sous le choc
-Pas de problème, m
erci. »
Elle arriva dans la
chambre de Maxence. Il ne dormait pas mais fermait les yeux. Elle lui prit les mains en chuchotant :
« Maxen
ce c'est Gabrielle »
Il fit
un sursaut, ouvrit les yeux puis toutes els machines furent du bruit et le cardiogramme (machine qui s'occupe du c½ur) trace un trait, son c½ur ne battait plus. Gabrielle cria encore une dernière fois son prénom.
« R
epose en paix. » Dit elle tout en lançant une fleur sur son cercueil. Une semaine s'était passée avant l'enterrement de Maxence, les médecins n'avaient pas compris la raison de sa mort et avaient cherché en vain.
Gabr
ielle vivait chez sa fille, elle lui avait tout raconté, en versant souvent quelques larmes.

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Elle ava
it du mal à se faire à la mort de Maxence de plus c'était sûrement de sa faute si il était mort il était encore sous le choc de l'accident et moi... et moi je lui dit que je suis la. J'aurais du réfléchir se disait elle. Marion essayait de la réconforter à chaque fois. Mais c'était dur de plus Gabrielle devait se réhabituer à la dure vie sur terre. Il fallait trouver du travail et trouver une maison, meme si sa fille l'accueillait avec bon c½ur elle ne voulait pas être une mère « embarrassante ».
Elle avait alo
rs trouvé un travail comme taxis. Un jour, elle devait allait chercher un client à Paris. Elle roulait paisiblement et tout à coup elle aperçut de loin un billet de 500 euros sur la route. Elle ne roulait pas très vite, aucune voiture derrière elle, elle voulu s'arrêter ramasser se billet. Il faisait presque nuit, et Gabrielle s'arrêta sur la route à coté de ses gros buissons. Elle sortit de la voiture qui était devant le billet, elle se dirigea vers l'arrière et pour récupérer le fameux billet de 500 euros se disant quelle chance j'ai. Mais elle ne savais pas de quoi elle parler. Elle entendu soudain du bruit venant des buissons.
« C'est bon
vas y dépêche toi »
Deux pe
rsonnes sortirent des buissons, la première monta au volant, et la deuxième armée dit à Gabrielle de ne pas bouger.
« Ne me faite pas de
mal » balbutia Gabrielle.
Et ils partirent tout deux, la femme au volant et l'homme armée à coté. Elle n'avait plus rien, son portable était dans la voiture, son porte feuille aussi, elle était seule sur la route prés de paris, elle avait froid, son gilet était aussi dans la voiture. Vous vous demandez sûrement et le billet de 500 euros ? Le billet était collé à la route et c'était un faux. Rien qu'un « attrape nigaud. »
Elle ne
savait que faire à part du stop. Les quelques voitures à passer ne s'arrêtaient pas.
Après deux heures de mar
che, il faisait nuit noire, la lune était la basse et obèse. Une voiture s'arrêta derrière son dos. Elle monta à l'arrière et dit bonjour pas de réponse, elle lui dit où il fallait la conduire, la voiture toujours sans réponse de la personne qui était au volant. Il ne s'était pas retourné une seule fois.
Elle n'était pas tr
ès rassurée mais il fallait dire avec. Une odeur fétide se dégagée de la voiture. Une odeur de renfermé, elle essayer d'en respirer le moins possible. Elle hésita à ouvrir la glace puis elle l'ouvrit gardant l'½il diriger vers le conducteur. La fenêtre était entrouverte. Le conducteur n'avait l'air de n'avoir rien remarqué. Gabrielle pouvait enfin respirer normalement. Mais ça ne dura pas longtemps quand elle repensa qu'elle n'avait pas d'argent pour payer, elle se demanda ce qu'il allait lui faire. Cependant elle avait prix le faux billet avec elle, il ressemblait vraiment à un vrai, ça pourrait marcher.
Au bout d'e
nviron une demi heure de route. Le chauffeur s'arrêta prés d'un cimetière, la lune était toujours basse et obèse, le ciel était toujours noir lui aussi. Pas un mot dans la voiture. Gabrielle ne comprenait pas. Peut être devait il passer voir un proche au cimetière se disait elle. Elle n'était une fois de plus pas très rassurée.
« Ce n'est pas ici, que
je voudrais être déposée monsieur » Dit elle sans être sure, elle ne savait meme pas si c'était un homme ou une femme. Elle sortit donc de la voiture ne savant que faire. Elle n'avait pas eu besoin de se servir du faux billet.
A peine eu elle
fermé la porte de la voiture, la voiture était déjà partie en direction du nord...

eliz.
La suite prochainement.
Merci à tous.


Ps :
-Je fais des traits (- - -) à chaque fois que j'en rajoute pour que vous ne soyez pas perdus (c'est un peu comme des chapitres).
-Il se peut qu'il y est eu des changements dans mon histoire si ça ne collait pas à ce que je voulais faire alors faite attention.
- Pour que la lecture soit plus facile je vous conseille de faire copier coller dans un traitement de texte (ex: world) et de mettre en grande police.

# Online seit Sonntag, 02. April, 2006 um 12:05

Geändert am Sonntag, 22. Juli, 2007 um 10:08

sue de flora. 2006

sue de flora. 2006
Sue était en train de mettre de l'ordre dans le grenier de sa grand-mère paternelle décédée deux mois plus tôt. Par testament, celle-ci avait légué à ses parents son vieux manoir perdu dans la campagne. Ceux-ci, en voyant la vieille bâtisse étaient aussitôt tombés sous son charme bien qu'elle soit quelque peu délabrée et avaient décidé d'y habiter. A cette nouvelle Sue avait littéralement sauté de joie, elle adorait cette maison où elle avait pris l'habitude d'écouter les passionnantes histoires que sa grand-mère lui racontait au coin du feu depuis qu'elle était toute petite. Mais à présent plus jamais elle ne l'entendra lui conter les aventures d'Altan le grand roi, de Saphira la dragonne ou de bien d'autres personnages attachants. A cette pensée elle éprouva un pincement au coeur et se mit à frotter de plus belle l'étagère pour ne plus y penser. Une fois celle-ci débarrassée de l'impressionnante couche de poussière elle entreprit d'y ranger les livres. L'un d'eux, un très gros à la couverture reliée en cuir attira son attention, mue par une curiosité naturelle, elle l'ouvrit. Elle n'avait jamais remarqué ce livre malgré sa grosseur inhabituel mais il lui fit aussitôt penser aux vieux grimoires de sorciers. Il était plein de caractères de langues inconnues. Sue continua à le feuilleter comme absorbée par les petits signes hiératiques qui semblaient tracés à la plume. Ses doigts s'arrêtèrent sur une page écrite dans un mélange de vieux français et de latin. Sue déchiffra les mots "emmenés" "pays Bleu" . Heureuse d'avoir pu déchiffrer ces quelques mots, elle relut la phrase en entier. Alors, la page s'ouvrit en son milieu et un tourbillon l'entraîna dans les profondeurs du livre. Elle fut littéralement absorbée par le puissant maëlstrom. Elle tourbillonnait comme une feuille morte parmi les signes ésotériques qui l'entouraient et la pénétraient. Puis soudain tout redevint calme, trop calme, et Sue se retrouva allongée, inconsciente, sur la surface d'un lac gelé qui avait une teinte légèrement bleutée. Lorsque, quelques instants plus tard, elle revint à elle, elle ouvrit les yeux sur un ciel bleu comme elle n'en avait jamais vu : il était bleu nuit traversé de nuage ouatés d'un bleu un peu plus clair et en son centre on pouvait voir une lumière blanche qui tentait de se frayer un passage à travers cette océan tourmenté. Sue dut détourner les yeux tellement cette lumière lui brûlait les yeux. Elle tenta de se lever mais glissa sur la glace lisse. Si lisse qu'elle y voyait son reflet. Après maints effort elle réussit à se mettre debout, alors ce qu'elle vit lui coupa le souffle. A perte de vue elle ne voyait que de la glace, rien que de la glace, partout. Il y avait des montagnes de glace aux reliefs accidentés. Etrangement elle n'avait absolument pas froid comme si un petit feu qui brûlait en elle lui dispensait juste assez de chaleur pour qu'elle se sente bien. Elle était totalement seule dans cette immensité glacée. Elle décida de se diriger vers le plus haut pic qu'elle put voir mais au bout de quelques pas elle trébucha sur un objet dur. C'était le grimoire. Alors tout lui revint : le grenier, l'étagère, le grimoire, les caractères hiératiques, les mots qu'elle avait déchiffré, et enfin le tourbillon dans lequel elle avait été entraînée. Elle ouvrit le grimoire en espérant qu'il pourrait lui fournir une explication. Elle commença à lire puis soudain s'arrêta ; comment se faisait-il qu'elle lut si facilement tous ces signes qu'elle n'avait su décrypter juste avant ? Elle tourna fébrilement les pages pensant être tombée sur l'unique page compréhensible. Mais non, elle comprenait tout à présent bien que les phrases soient étrangement tournées tous les mots lui étaient familiers. Renonçant à trouver les réponses aux multitudes de question qu'elle se posait, elle prit le grimoire et avança d'un pas tout d'abord hésitant puis décidé. Tout était calme. Ses sens habituellement mis à rude épreuve dans la ville où elle habitait n'était plus du tout sollicités. Il n'y avait pas un seul petit bruit, pas même un infime craquement lorsqu'elle posait le pied sur le sol, pas le moindre souffle de vent. La seule couleur présente était le bleu et son nez ne décelait aucune autre odeur que celle de la glace. Elle marcha ainsi sans avoir conscience ni de la distance ni du temps. Plus elle avançait, plus il lui semblait que le pic s'éloignait. Elle essaya bien de lire l'heure à sa montre pour pouvoir se repérer ne serait-ce qu'un peu dans le temps mais celle-ci s'était arrêtée. A quoi bon mesurer le temps là où cette notion n'existe même pas. Elle se remit en route les yeux fixés sur le pic gelé mais soudain elle sentit la glace se craqueler sous son pied. Hélas, le temps qu'elle se rende compte de ce qui lui arrivait, il était trop tard. Elle tomba dans une eau gelée et se rendit compte à quel point il faisait froid. Ses sens qui n'avaient pas étaient sollicités depuis un certain temps se réveillèrent brusquement. Sue se débattit dans l'eau gelée. Le froid engourdissait chacun de ses muscles. Elle réussit finalement, non sans efforts, à se hisser sur la glace. Grelottante, elle se releva et repris son périple sans réel objectif. Mais elle se rendit compte bien vite que la chaleur qui semblait la protéger avant sa chute avait disparut et elle savait pertinemment que si elle ne trouvait pas vite un moyen de se réchauffer, sa vie était en danger. Alors qu'elle tentait de se réchauffer en mettant ses mains dans les poches de son jean, elle sentit le contact familier du petit briquet. Elle l'avait acheté quelques mois auparavant car elle avait commençait à fumer. En l'apprenant, ses parents l'avaient longuement sermonnée mais avaient fini par se résigner devant l'air butté et résolu de leur fille. Après tout à quinze ans elle connaissez bien les risques du tabac et savait pertinemment qu'en agissant ainsi elle portait préjudice à sa santé. C'était à elle d'assumer. En réalité Sue avait commencé à fumer à la mort de sa grand-mère ; cela avait été un grand choc pour elle et elle n'avait trouvé que ce moyen pour le surmonter. Elle s'empara donc du briquet en pensant pouvoir faire un feu mais elle ne voyait absolument pas ce qui pourrait servir de combustible dans cette étendue glacée. Alors elle pensa au vieux grimoire après tout ce n'était qu'un livre et il pourrait peut-être lui sauver la vie. Ah, si ses parents avaient su que fumer lui sauverait un jour la vie ils se seraient sûrement moins usés les cordes vocales à lui faire la morale. Elle dut revenir sur ses pas car dans sa précipitation elle l'avait oublié à côté de l'endroit où elle avait chuté. Elle prit le grimoire et éprouva un petit picotement au bout des doigts comme si une petite étincelle sortie tout droit du grimoire se frayait un chemin à travers son corps et le réchauffait sur son passage. Une sensation de bien être que Sue n'avait encore jamais ressentie l'envahit. Elle renonça finalement à se servir du grimoire comme combustible ; il était bien trop précieux, trop utile et de toute manière grâce à lui elle n'avait plus du tout froid. Voyant que malgré les heures de marche elle ne s'était pas rapprochée du pic elle se dit que mieux valait s'arrêter et elle se plongea dans la lecture du grimoire. Elle fut aussitôt absorbée par les signes qu'à présent, par elle ne savait quel miracle, elle comprenait. Voilà ce qui était écrit : Elle comprit immédiatement le sens de tous ces mots. Les quatre premières lignes semblaient former un court poème mais son sens lui échappait. Voici ce qu'elle comprit : Toi, l'élue tu es, Quand se grimoire tu liras Viendra te chercher La sublime Saphira Sans même qu'elle ne s'en aperçoive elle se mit à psalmodier d'une voix bien plus grave qu'à l'habitude une étrange litanie :
Ayla discadada pinetinira Tascadanama palarstintanama Dirala shim balidama Aïbaïta y tshimbi dalla saphira
Il y eu alors un brusque changement d'atmosphère. Le vent qui n'avait pas montré signe de vie se déchaîna avec une violence inouïe. Sue fut projetée à même le sol avec le grimoire. Des pics de glace se brisèrent dans un énorme vacarme. La lumière si éblouissante fut totalement masquée par une masse énorme qui semblait venir de nul part. Sue, effrayée, serrait le grimoire contre son coeur comme s'il avait eu le pouvoir de la protéger contre ce déchaînement cataclysmique. Un énorme souffle de vent la projeta encore un peu plus loin. Ne sachant plus quoi penser ni faire elle se recroquevilla sur elle-même. Où était elle ? Que se passait-il ? Pourquoi elle et pas quelqu'un d'autre ? Bien trop de questions auxquelles elle ne pouvait pas répondre. Elle sentait que si tout cela ne se calmait pas elle allait craquer, déjà sa gorge commençait à se nouer et ses yeux se remplissaient de larmes. Une d'elles roula sur sa joue et alla finir sa course sur la glace avec un petit tintement ; elle était déjà figeait en une petite bille de cristal tellement la température était basse. Sue la ramassa en espérant trouver un peu de réconfort dans cette minuscule petite merveille mais surtout pour ne pas avoir à regarder autour d'elle car elle avait peur. Mais elle ne put l'observer que quelques secondes car elle fondit à cause d'un puissant souffle chaud qui provenait de derrière Sue. Un souffle chaud ? ! Derrière elle ? ! Alors qu'il n'y avait que de la glace ? Sue, toute tremblante, fit appelle à toute sa volonté pour réussir à se retourner ; elle se retrouva face à un immense mur d'écaille bleues virant un peu sur le violet autour duquel voletait quelques étincelles. Malgré sa peur Sue ne put s'empécher de penser que tout cela était absolument magnifique. C'était si beau, si fin ! Sue recula pour voir ce qu'était ce mur d'écailles et alors pour la deuxième fois elle eut le souffle coupé : devant elle se dressait une tête de dragon ! Il n'avait pas l'air de lui vouloir du mal mais il n'en était pas moins gigantesque. Son oeil légèrement violet, avait environ la taille de la tête à Sue ! Sue, qui n'avait bien sûr jamais vu de dragon se les était imaginée très grands mais pas à ce point là ; il était plus grand que deux immeubles mis bout à bout. Alors qu'elle était en émerveillement devant cette masse étincelante de muscle elle sentit un frissonnement au coeur même de son cerveau ; quelqu'un tentait d'entrer dedans. Elle devait l'en empêcher ! Elle lutta de toutes ses forces pour empêcher l'intrus de prendre la possession de son cerveau. Mais elle n'était pas de taille, déjà au bout de quelques minutes elle fur en proie à un horrible mal de crâne, elle sentit les barrière qu'elle avait si difficilement bâties commencer à s'effondrer. Sachant qu'elle allait inéluctablement perdre se combat elle relâcha la pression qu'elle exerçait jusque là, alors elle entendit une voix douce et grave à l'intérieur même de sa boîte crâniène :
- Je suis Saphira, la dragonne dont ta grand-mère t'a sûrement parlé et je suis venu te chercher. Ne t'inquiète pas, je ne te veux aucun mal. Je suis obligée de te parler par l'esprit car je ne suis pas capable de m'exprimer autrement. Monte sur mon dos et je t'emmènerai là où tu dois aller.
- Pourquoi devrais-je vous faire confiance ? Je ne vous avez jamais vu et vous avez violé mon esprit avec brutalité, j'ai bien cru que jamais je ne pourrai réfléchir après cette épreuve ! Et d'abord où voulait vous m'emmener ? Il n'y a que de la glace dans ce pays de fou !
- Tu dois me faire confiance et tu le sais. Je te rappelle que je suis Saphira, celle dont ta grand-mère te parlait en de termes si élogieux. D'autre part, tu parles de brutalité mais je t'assure que j'ai tout fait pour pénétrer en douceur dans ton esprit mais c'est toi qui m'as opposé une farouche résistance. Quant à l'endroit où je t'emmène je suis sûre qu'il te plaira et tu y verras un être qui t'est cher.
- Après tout j'imagine que je n'ai pas le choix ! Si je refuse vous pouvez tout à fait m'enlever de force et de toute façon je n'avance pas sur cette maudite étendue de glace, je finirai par mourir de faim. C'est entendu, je viens avec vous.
- Je savais bien que je pouvais compter sur toi, tu m'as l'air tout à fait vive d'esprit, tu as un caractère bien trempé et je possède, je pense des facultés hors du commun. Allez monte !
- Vous avez perdu la raison ! Moi, monter sur votre dos en escaladant alors que j'ai le vertige depuis ma plus tendre enfance ? ! ! !
- Tu préfères peut-être que je te prenne dans ma gueule, Mais je te préviens je ne me suis pas lavé les dents depuis plus de mille ans, alors c'est à toi de voir. Allez va, je vais te hisser sur mon dos, tu verras ça fait peut-être un peu peur mais une fois qu'on est habitué c'est très excitant.
- Encore une fois je n'ai pas le choix si je ne veux pas mourir asphyxiée il faut que j'affronte mon vertige, c'est ça ?
- Exactement ! Allez, en route ! Saphira prit alors délicatement Sue par le fond de son jean et la déposa sur son dos.
- Ça va ? Je ne t'ai pas fait mal ? Tu es bien installée ?
- Super bien ! Merci ! Je n'ai jamais était aussi bien de ma vie, mis à part que j'ai une horrible envie de vomir, un jean troué plein de bave et un effroyable mal de tête depuis qu'une dragonne à moitié folle a tenté de me brûler la cervelle !
- Ohlala ! ! ! Tu as un vraiment un caractère de troll toi !
- Ah tien, des trolls maintenant et quand est ce que je vais voir Harry Potter avec sa petite baguette de sorcier ?
- Bon quand tu auras fini de te plaindre on pourra peut être y aller tu ne crois pas.
- D'accord on y va mais pas de looping superflus hein ?
- Accroche toi ! C'est parti !
Saphira plia légèrement ses pattes et d'un élégant mouvement, se propulsa dans les airs. Sue fut écrasée sur le dos écailleux de la dragonne tellement l'envol avait provoquait une pression sur l'air environnent. Sue se redressa et vit à quel point elles s'étaient élevées, la dragonne volait à une vitesse vertigineuse. Elle voyait défiler l'étendue de glace qu'elle avait trouvé immense mais qui à présent lui semblait beaucoup plus petite, elle crut même reconnaître le grand pic qu'elle s'était donnée comme objectif, celui-ci ressemblait maintenant à une simple stalagmite. Mais elle ne peut admirer le paysage beaucoup plus longtemps car elles s'élevaient tellement qu'elles eurent tôt fait de passer au dessus des nuages. C'était éblouissant. Sue voyait le soleil jusqu'alors partiellement masqué par les nuages dans toute sa splendeur. Ses courts cheveux au vent, fermant les yeux, elle se prit à oublier son vertige pour apprécier cette chevauchée magique. Les battements d'ailes de Saphira étaient lents ce qui permettait à Sue de maintenir parfaitement son assiette. Les écailles de la dragonne, tirant sur le violet était exceptionnellement lisses et resplendissaient sous la blancheur étincelante du soleil. Sue, harassée par tant d'évènement et se doutant que le voyage serait long, se pencha en avant et enlaça, du moins en partie, l'énorme coup de la dragonne. Quelques minutes plus tard, le grimoire toujours serrait contre son coeur, elle dormait d'un sommeil profond.


- Ange, laisse moi la salle de bain !
- Attends, je n'ai pas fini, il ne me reste plus qu'à me coiffer.
- Ca fait au moins deux heures que tu y es, si j'attends je peux encore compter une heure de plus ! Va te coiffer ailleurs.
- Tu ne sais même pas de quoi tu parles, tu crois que c'est facile peut être quand on a les cheveux longs ! Toi forcément avec ta coupe à la garçonne . . .
- Tais-toi et sors d'ici que je puisse me laver. Je te rappelle que moi, contrairement à toi qui passe tes journées à gesticuler devant le miroir pour te faire belle, je reviens d'un entraînement intensif !
- Oh, personne ne t'a obligé à y aller après tout !
- Ange !
- Bon, d'accord, je sors, autrement ma chevalière de soeur va me planter son épée dans le coeur !
- Merci, il était temps ! Alicia entra dans la salle de bain et entreprit de prendre une rapide douche. Elle ne se trouvait plutôt pas mal avec ses cheveux bruns coupés au carré, à la garçonne comme disait son imbécile de soeur ! C'est sur qu'elle ne pouvait pas rivaliser avec elle sur la longueur de cheveux, Ange avait de magnifique cheveux blond qui tombaient en cascade au creux de ses reins mais Alicia, qui était tout l'opposé de sa soeur préférait sa coupe, au moins elle ne passait pas des heures à se regarder dans un miroir ! A quatorze ans, Alicia avait pour projet d'entrer dans la plus prestigieuse confrérie du pays, hélas sa famille ne partageait pas son entrain. Il faut dire que ses parents étaient les souverains du pays bleu, elle était donc princesse, mais cela contrairement à toutes les autres filles de son âge ne l'avait jamais séduit car elle était bien placée pour voir tout le souci que cela occasionnait.


Sue fut tirée de son sommeil par les bruits étouffés d'une dispute, au début elle crut que c'était ses parents qui discuter encore sur elle ne savait quel sujet mais lorsque ses yeux se furent habitués à la pénombre elle dut se rendre à l'évidence qu'elle n'était pas dans la chambre de son petit appartement de Paris. Elle était au pays bleu. La pièce n'était pas grande mais décorée avec goût, le mobilier se composait du lit dans lequel elle était allongée, d'une coiffeuse et d'une armoire. Dans un coin de la pièce crépitait un feu mais les murs, pourtant faits de glace ne semblaient pas souffrir de la chaleur. A présent totalement reposée, même si elle ne savait pas trop ce qu'elle devait penser de toutes ses aventures, elle décida d'aller explorer de plus près la maison de glace dans laquelle elle était. Elle mit un pied hors du lit et glissa car ce qu'elle sentait sous son pied n'était pas la douce moquette de sa chambre mais un sol glacé. Cette chute lui fit penser à son arrivée au pays bleu, ne s'habituerait-elle jamais à cette glace ? Au pied du lit elle vit une paire de ce qui semblait être des chaussons mais avec des petits clous sous la semelle, elle les mit et partit à la découverte de la maison. Elle ouvrit la porte de la chambre avec précaution et tomba nez à nez avec une jeune fille à peine plus âgée qu'elle qui avait de beaux cheveux violets. Confuse, pas sûre qu'elle avait le droit de quitter la chambre, elle rougit et bredouilla quelques mots d'excuses. Son interlocutrice la regarda d'un air bienveillant tout en souriant, elle portait une robe brun clair prolongée sur les avant bras et la bas des jambes par une sorte d'armure métallique dont la couleur s'accordait parfaitement avec ses yeux gris-bleu
- Je vois que tu es réveillée. On m'a rapidement raconté ce qui t'était arrivé, tu dois être un peu perdu mais rassure toi tu t'habitueras vite à notre pays. Ah oui, j'allais oublier de me présenter. Je m'appelle Ambre et je suis la chevaucheuse de Saphira, c'est moi qui lui ai demandé d'aller te chercher, j'espère qu'elle ne t'a pas trop abîmée ! Je vois que tu es réveillée. On m'a rapidement raconté ce qui t'était arrivé, tu dois être un peu perdu mais rassure toi tu t'habitueras vite à notre pays.
- Non elle a été très douce avec moi, du moins elle a essayée. Ah oui d'ailleurs je lui dois peut-être quelques excuses, je crois que je n'ai pas était très courtoise avec elle. Je suis désolée mais . . .
- Ne t'inquiète pas, c'est normal. Ce n'est pas à moi que tu dois faire des excuses, tu ne m'as rien fait, je t'emmènerai la voir si tu veux.
- Merci. Mais maintenant est ce que quelqu'un pourrait m'expliquer ce qui se passe ? Qu'est ce que je fais là dans ce pays bleu dont je n'ai jamais entendu parler ? Qu'est ce que c'est que ce grimoire qui ... oh ! Le grimoire ! Il faut que je . . .
- Je vois que tu as bien compris à quel point il est important, mais ne t'en fait pas il est en lieu sûr. Allez, viens maintenant je vais t'emmener voir quelqu'un qui, je pense tu as envie de voir. Les deux jeunes filles traversèrent des dizaines de pièces toutes plus luxueuses les unes que les autres. Il n'y avait aucune fenêtre mais la glace et les lustres de cristal suffisaient amplement à éclairer la pièce. Sue serait bien restait une heure dans chaque pièce pour observer tous ces bibelots, tous ces meubles et toutes ces sculptures mais Ambre, habituée à cet amoncellement de glace marchait d'un pas rapide. Elles arrivèrent bientôt devant une porte titanesque gardée par deux elfes armés de fins arcs de bois. Dès qu'ils virent les jeunes filles ils bandèrent leurs arcs près à leurs flèches au moindre faux mouvement. Alicia loin d'être impressionnée leur dit son nom et d'autres mots que Sue ne comprit pas, aussitôt les elfes baissèrent leurs armes et ouvrir la porte en traçant des signes cabalistiques dans les airs. La porte s'ouvrit laissant apparaître une pièce plus belle encore que toutes les autres, de lourdes tentures violettes recouvrait les murs ce qui rendait une atmosphère beaucoup plus chaleureuse que dans les autres pièces. Ces tentures étaient familières à Sue mais elle ne réussissait pas à ce l'expliquer. Mais la personne qu'elle vit, assise sur une sorte de trône, lui était bien plus que familière, elle avait partagé de nombreuses heures en sa compagnie. C'était sa grand-mère !
- Ma . . . mamie ? Ce . . . ce n'est pas possible. Tu . . . balbutia Sue dont la voix commençait à faiblir. Sue, bouleversée, ne savait plus où elle en était, ce qu'elle devait penser de ce rêve fou. Sa grand-mère que l'on avait enterré deux mois auparavant était là, devant ses yeux, souriante, en pleine santé, vivante. Il n'y avait qu'une explication possible, elle-même était morte, et elle venait de retrouver sa grand-mère au pays des morts ! Alors elle fondit en larmes, elle n'aurait su dire si elle pleurait à l'idée qu'elle était morte, à l'idée d'avoir retrouvé sa grand-mère ou tout simplement si c'était ses nerfs, mis à trop rude épreuve au cours de cette journée, qui lâchait.


- Tais toi ! ! ! Arrête d'essayer de te faire remarquer. Tu obéis un point c'est tout. Je te rappelle que je suis ta reine et que tu dois me respecter. Le respect ! As-tu oublié ce que ce mot signifiait ? Tu crois pouvoir me tenir tête mais tu n'es qu'un moins que rien ! Tu n'oses même pas me regarder dans les yeux ! Ce n'est pas parce que je t'ai promu capitaine des Hacheurs de la mort que tu dois me parler de manière si arrogante ! Regarde moi quand je te parle ! Aboya Andréa.
- Pardonnez moi, ô noble reine, ô magicienne toute puissante, poumon du pays rouge, supplia Karock, tremblant de peur. Ma langue a fourché, j'ai faillit à mon devoir et j'en suis conscient. Je suis prêt à payer de ma vie l'affront que je viens de vous faire. Si toutefois vous décidiez dans votre infinie miséricorde, de me gracier, jamais plus je ne vous contredirai car je sais que sans vous je ne serais rien, sans vous, le pays rouge n'aurait pas la même vigueur.
- Cesse Karock ! Tu ne m'achèteras pas avec des flatteries ! Toutefois, j'accepte de te laisser la vie sauve, mais au moindre nouveau faux pas et si tu ne me ramène pas l'enfant, ton sort sera bien pire que la mort ! Est-ce bien clair ?
- Oui, je ne vous décevrai pas ma reine.
- Tu peux partir Karock, mais n'oublie pas ce que je t'ai dit ! Karock sortit de la pièce, il était furieux. Certes Andréa était la personne la plus importante du pays rouge mais de quel droit la traitait elle avec tant de mépris ? N'était-il pas capitaine ? A quoi cela servait-il s'il ne pouvait pas réfléchir aux ordres qu'on lui donnait. Tuer des milliers de chimères ou de guerriers ne le dérangeait guerre. Mais un enfant . . . Il avait beau avoir une réputation de barbare il n'était pas sans coeur contrairement à elle. Mais cela ne servait à rien de s'énerver de toute façon il devrait garder tout cela pour lui et faire encore et encore le soumis devant cette femme qui détenait le pouvoir !


- Calme toi Sue, je vais t'expliquer. Je sais bien que tout cela est très difficile pour toi mais tu es notre seul espoir. Dit Héléanore la grand-mère de Sue qui s'était agenouillée auprès de sa petite fille pour lui apporter son soutient. Vous pouvez prendre congé Ambre, et merci pour tout.
- Merci, madame. Vous pouvez faire appelle à mes services quand vous le désirez. Répondit Ambre d'une voix emprunte d'amour et de respect avant de partir, laissant seules Sue et sa grand-mère. - Viens Sue, il me semble que je te dois des explications, beaucoup d'explications. Dit elle avec douceur en emmenant sa petite fille dans un petit boudoir. Assied toi, je vais essayer de tout t'expliquer. Sue n'avait même plus la force ni la volonté de répondre, elle avait l'impression qu'elle n'était qu'un pion que quelqu'un s'amusait à bouger comme ça au hasard sans lui demander son avis. Pour la première fois elle eut l'impression qu'elle n'était pas maîtresse de son destin et cela lui ôtait toute détermination. - Tu es ici au pays bleu. Comment t'expliquer ? . . . c'est comme une sorte de monde parallèle. Le pays bleu et en guerre depuis toujours contre le pays rouge gouverné par une reine sanguinaire et assoiffée de pouvoir : Andréa. Je prononce exceptionnellement ce nom mais jamais, tu m'entends bien, jamais tu ne dois le prononcer ! Dans l'autre monde, celui d'où nous venons, je suis morte il y a deux mois mais cela ne m'empêche pas de vivre au pays bleu. Ici je suis la plus puissante des magiciennes, tout le monde me respecte mais à part mes ennemis personne ne me craint car j'oeuvre pour le bien contrairement à celle-dont -on-ne-doit-pas- prononcer-le-nom. Je suis au service d'Ariana et d'Altan, les souverains de ce monde, voilà pourquoi j'habite dans leur palais. Ils sont bons mais n'ont pas de réels pouvoirs pour nous protéger du pays rouge. Moi seule en suis capable car je suis la seule, avec toi, à savoir déchiffrer le grimoire. Mais je me fais vieille et il faut quelqu'un pour me succéder. De cette personne dépend l'avenir du pays bleu et indirectement de notre ancien monde. J'ai bien essayé de former ton père mais il n'avait pas les capacités. Il faut dire qu'au pays bleu les hommes n'ont pas beaucoup d'importance, il n'ont aucun dons, et ici ce sont les dons qui font la différence pas la naissance comme dans notre ancien monde. Ton père étant incapable de me succéder, j'ai pensé à toi, dès que tu es née j'ai commencé à t'initier au pays bleu en te racontant des histoires de ce monde. Maintenant te voilà auprès de moi grâce au grimoire et je place tous mes espoirs en toi mais dès que le pays rouge sera au courant si ce n'est pas déjà fait, ils se mettront à ta recherche, tu dois don te montrer très prudente car c'est l'avenir de deux mondes qui dépend de toi Sue.
- Mais pourquoi moi ! Et qu'est ce que cela me donne de savoir lire un vieux livre poussiéreux ? Je veux bien t'aider mamie mais je crois que tu m'as surestimé, je ne suis qu'une collégienne comme les autres ! Pas une magicienne !
- Oh non ! Ce n'est pas moi qui te surestime ma chérie mais toi qui te sous estime. Je sens en toi un pouvoir hors du commun qui est même peut-être plus fort que le mien. Personne jusque-là n'avait réussit à protéger son esprit de l'intrusion d'un dragon et d'après ce que m'as dit Ambre tu t'es opposée à Saphira.
- C'est elle qui a gagné. Je n'ai pas réussit à la repousser mais juste à retarder son intrusion, c'est tout.
- Tu ne t'en rends pas compte Sue, mais c'est déjà énorme ! En plus tu déchiffres parfaitement le grimoire et celui-ci renferme toutes les formules magiques les plus puissantes, les seules étant capables de repousser le pays rouge. Des formules magiques ! ! ! Si Sue avait était plus en verve elle aurait sûrement lancé une boutade avec Harry Potter comme sujet mais elle était tellement dépassée par les évènements qu'elle n'avait même pas le coeur à cela.
- Écoute mamie, je suis fatiguée et je me perds un peu dans toutes ces histoires, je pense qu'il vaudrait mieux que j'aille réfléchir à tout cela au calme, tu ne crois pas ?
- Bien sûr Sue. Il faut que tu réfléchisses sérieusement à tout ça, c'est à toi de décider de ce que tu veux faire de ta vie après tout mais n'oublie pas que c'est très important. Viens je vais te reconduire à ta chambre.


- Alicia ! Un messager veut te remettre une missive apparemment très importante ! Il t'attend dans le vestibule ! Cria Arianna, la reine du pays bleu.
- Dit lui d'attendre, je me rhabille j'en ai pour deux minutes ! Alicia s'habilla prestement ; elle attendait un message d'une importance cruciale. Espérant et redoutant à la fois qu'il s'agisse de cette missive elle descendit les escaliers en trombe pour le récupérer.
- Alicia ! Combien de fois devrai-je te le dire ? Ce n'est pas comme ça qu'une princesse doit descendre les escaliers !
- Excuse moi man ! Ou peut être devrai-je dire pardonnez moi chère mère de m'être conduite de manière aussi ville durant cette instant d'égarement, je tâcherai d'être plus sage à l'avenir. Dit-elle en illustrant ses propos par une révérence exagérée.
- Décidément tu n'es pas faite pour être une princesse, ces formules ne te vont pas du tout ! Ah toi je ne te changerai pas ! répondit Arianna avec un sourire amusé. Allez file et que je ne te revois plus.

La lettre portait le cachet de la confrérie la plus renommée de tout le pays bleu. C'était bien la missive tant attendue. Alicia décrocha une stalactite tranchante et s'en servit comme coupe-papier. Toute tremblante d'excitation elle sortie précautionneusement la lettre ; allait elle être prise à la confrérie, son rêve allait-il enfin se réaliser ? Elle le saurait en dépliant la lettre.


Une fois seule dans sa chambre, Sue s'affala sur le lit moelleux. Jamais elle n'aurait imaginé qu'elle se retrouverait dans une telle situation. Elle était tentée de renoncer à la mission qui lui incombait mais au fond d'elle même elle savait qu'elle devait rester au pays bleu pour le défendre. Sa grand-mère avait mis tous ses espoirs en elle, la vie de millions de personnes était entre ses mains, tout cela lui donnait de grosses responsabilités. Elle savait que si elle renonçait à sa mission jamais plus elle ne pourrait vivre innocemment sa vie, comme avant. Avant. Cela ne faisait même pas deux jours qu'elle était au pays bleu mais il lui semblait qu'elle y était depuis une éternité et commençait même à l'apprécier. Sa décision était prise, elle ne devait pas décevoir sa grand-mère, elle resterait pour sauver le pays bleu quitte à risquer sa vie !


- On ne discute pas les ordres de ses supérieurs ! Partez sur le champ et ramener moi les plus grosses troupes possibles de troll, de diablotins, de harpies, de squelettes, de morts-vivants et de fuegos. Je n'accepterai pas que l'un de vous les maltraite ou les brutalise. je connais votre répulsion envers toutes ces créatures des bas-fonds sans ni foi ni lois car j'ai les même sentiments que vous, mais nous n'avons pas le choix. Il m'en faut le plus possible, dans le plus bref délais et en bon état, nous n'avons pas le temps de nous occuper des boiteux ! J'espère que j'ai été clair, nous avons une mission à accomplir et même si je vous avoue que je serais bien resté au chaud chez moi plutôt que d'aller me battre, il faut absolument que nous ramenions cette enfant de malheur ! Quelqu'un a-t-il des objections ? - Moi, capitaine Karock ! répondit assurée un grand costaud qui portait une énorme hache encore tachée de sang de la dernière bataille. - Oui, Astrack ? - Qui est cette enfant pour qui nous devons aller nous battre et qui nécessite le rassemblement le plus conséquent de troupes depuis près de mille ans ? - Je me suis posé la même question que toi Astrack mais notre chère Reine, Andréa, n'a pas daigné me répondre et a bien faillit me tuer pour cette question qui, d'après elle, montrait que je ne lui faisait pas confiance et que je discutait ses ordres. D'autres objections ? Voyant que personne n'avait l'air de vouloir prendre la parole, Karock donna l'ordre de partir immédiatement à la recherche de toutes les créatures dont il avait besoin pour mener sa mission à bien et rentra dans sa tente toujours ruminant contre cette maudite enfant qui lui écourtait ses congés annuels. Pour Sue, prendre cette décision avait considérablement allégé le poids qui pesait au creux de son estomac. Elle descendit du lit en prenant garde à mettre les chaussons avant de se lever, et se dirigea à travers le palais en tentant de retrouver son chemin vers l'habitation de sa grand-mère mais elle se rendit bien vite compte que dans ce dédale de glace elle ne trouverait jamais son chemin. Entendant des éclats de voix sur sa gauche elle décida d'aller demander son chemin par là-bas. Après avoir déambulé dans les couloirs de glace pendant quelques minutes, Sue arriva enfin dans la pièce d'où venaient les éclats de voix. Une jeune fille, d'environ son âge avec des cheveux brun coupés au carré était en train de crier de joie, une lettre à la main. N'osant pas la déranger pendant ce moment de pur bonheur, Sue décida d'attendre qu'elle se calme pour l'aborder. - Je suis prise à la confrérie ! Je suis prise à la confrérie ! Je vais devenir la première chevalière du monde ! Hurlait-elle à qui voulait l'entendre. - Qu'est ce qui te prends Alicia ? Tu es devenu folle ? Arrête de crier, je n'arrive pas à écouter les chants de mes troubadours et tu sais très bien que sans eux, je suis d'une humeur exécrable alors si tu ne veux pas que je te cris dessus arrête de faire tout ce tintamarre et va hurler plus loin ! La gourmanda une fille visiblement légèrement plus âgée en descendant les escaliers avec une élégance altière. - Mais ne te rends-tu pas compte à quel point c'est important pour moi ? Je suis admise, mon rêve est enfin accompli ! - Oui, c'est très bien, je suis très contente pour toi mais maintenant va jouer plus loin, mes troubadours m'attendent ! Répartit immédiatement la fille aux cheveux d'or d'un ton tranchant. - Oh ! Avec toi il faudrait toujours avoir une tenue exemplaire, faire des courbettes à tout bout de champs, s'observait dans un glace pendant des heures, cacher ses émotions, écouter des chansons qui ne veulent rien dire et je ne sais quelles autres imbécillités ! Mais ce n'est pas ça la vie ! J'ai tout de même le droit d'être heureuse parce que mon voeu le plus cher s'est enfin réalisé ! Sans ces instants de bonheur la vie serait bien trop fade, sans aucun intérêt, d'ailleurs je me demande comment tu fais pour supporter de tout garder pour toi ! - C'est bon, tu as fini ta petite parenthèse sur les joies de la vie ? Je peux retourner écouter mes "chansons qui ne veulent rien dire" ? Lui dit elle d'un ton sarcastique. - C'est ça ! Va écouter tes foutaises et laisse moi tranquille ! A ce moment précis, Sue, qui n'avait pas manquait un seul instant la conversation, entendit un froissement de robe non loin du recoin où elle s'était cachée. N'étant pas sûre d'être dans son bon droit, elle tenta de se faire plus petite encore, en oubliant presque de respirer. Sue, vit passer juste devant elle une robe généreusement garnie de toutes sortes de tissus tous plus beau les uns que les autres. - Vous avez bientôt fini de faire tout ce bruit ! Je vous rappelle que vous êtes de sang royal et que vous n'avez pas à vous comportez de la sorte. Il y a des moments où vous nous faites honte, à moi et à votre père, avec vos disputes sans intérêts ! Vous êtes différentes, je vous l'accorde, mais cela devrait être une force plutôt qu'une faiblesse, et toi Ange, tu devrais montrer l'exemple à ta cadette et être un peu plus tolérante ! J'espère avoir été assez claire. Sur ce, elle tourna les talons et sans alla d'une démarche qui n'était pas sans rappeler, bien que plus énergique celle de sa fille Ange. En somme elle était le juste mélange de ses deux filles ; énergique et altière. Sue était médusée. Si elle avait bien comprit les deux jeunes filles étaient les princesses du pays bleu et la femme qui s'était exprimée d'une voix si ferme, leur mère ce qui signifiait que c'était Arianna ! Elle n'était plus très sure de vouloir aller demander son chemin à de personnes si importantes et qui plus est sortaient d'une dispute plutôt violente. - Très bien, je m'en vais puisque je dois montrer l'exemple à mademoiselle ! Mais s'il te plaît si ce n'est pas trop te demander va crier dehors. Dit Ange, en remontant l'escalier. Alicia, bien moins souriante qu'avant l'irruption de sa soeur, posa la réponse de la confrérie sur une petite console et s'en fut d'un pas traînant vers la cachette de Sue. Celle-ci sortit timidement de sa cachette et demanda d'un ton qui se voulait détaché où est ce qu'elle pouvait trouver Héléanore, sa grand-mère. A ce nom Alicia eut l'air étonnée et indiqua le chemin à Sue ce gardant bien de poser plus de questions à cette inconnue qui prétendait être la petite fille de la plus grande magicienne de tout les temps. Sue, la remercia poliment et se dirigea à travers l'immense palais vers l'endroit qu'on lui avait indiquait. Un hurlement déchira la nuit dans les camps des Hacheurs de la mort. C'était Karock qui venait de recevoir comme une horrible décharge électrique à l'intérieur même de son crâne. Jamais encore, malgré les nombreuses batailles qu'il avait déjà livrées, il n'avait ressenti une douleur si brutale et si aiguë. Cette explosion de douleur était dûe à l'entrée esprit de la reine Andréa avec laquelle il avait eu une explication quelques temps plus tôt. Sa voix, tranchante comme le fil d'une épée claquait tel un fouet. C'est moi, Karock ! Décidément, tu fais honte à notre peuple, les Kalgarocks ! Tu es plus vil encore que ces ordures de trolls que tu dois me ramener ! A tu donc cru que j'étais sotte au point de croire tes promesses et ta dévotion feinte envers moi et que j'allais te laisser sans surveillance ? Pas plus tard qu'hier tu as promis que tu irais jusqu'à offrir ta vie pour moi et à présent tu tentes de me discréditer aux yeux de tes soldats en espérant une révolte qui te permettrait d'avoir quelques jours de congés supplémentaires ! Mais ce que tu ignores, c'est que tous ces gens sont incapables de m'en vouloir après le traitement que je leur ai à tous infligé. J'aurais pu te le faire subir aussi mais je trouve bien plus amusant de te voir te révolter comme un enfant alors que tu sais pertinemment que tu vas te faire punir. A moins que tu ne sois encore plus sot que je ne le pensais et que tu crois pouvoir te jouer de moi en toute impunité. Je pourrais te tuer sur le champ, t'écraser comme une vulgaire mouche mais je préfère t'arracher les pattes une à une. C'est tellement plus divertissant. Je vais passer outre et mettre cette erreur de comportement sur le compte de ton manque d'intelligence mais n'oublie jamais que je connais le moindre de tes faits et gestes. Les châtiments que je réserve aux infidèles est bien pire que la mort. Je ne te le prouverai pas tout de suite mais je te laisse tout de même un petit souvenir dans un coin de ta tête que tu découvriras quand tu te réveilleras. Fais de beau rêve. ! Puis la voix se retira aussi brusquement qu'elle était arrivée non sans arracher un petit crie de douleur au chef des hacheurs de la mort. C'est décidé mamie ! J'accepte la mission que tu m'as confiée et je ferais de mon mieux pour sauver ce pays dont je connais quasiment rien quitte à mettre ma vie en danger ! Annonça Sue à sa grand-mère d'une voix qui se voulait assurée mais qui ne pouvait s'empêcher de trembler tellement l'émotion était forte. - Oh ! Je savais depuis le début que je pouvais te faire confiance ma petite chérie ! Tu as toujours possédé un courage hors du commun. Te rappelles-tu, quand, à cinq ans, tu étais montée seule sur le toit pour te porter au secours de ton petit chaton ? Tu m'avais fait bien peur ce jour là ! Bien entendu l'acte de courage dont tu avais fait preuve n'a rien à voir avec l'aventure dans laquelle tu vas te lancer et tu en es bien consciente. Je suis vraiment très fière de la décision que tu as prise mais tu ne doit jamais mettre ta vie en danger, sous aucun prétexte car si par malheur tu mourrais, il n'y aurais plus aucun espoir pour le pays bleu et pour notre ancien monde . . . - Arrête de parler de mon monde comme de l'ancien monde ! Peut-être que toi tu n'as plus rien à voir avec lui mais moi je le considère encore comme le mien et je compte bien y retourner quand toute cette folie sera terminée ! Toi, forcément, c'est facile pour toi, tu es morte ! Mais moi j'ai des amis, des parents là-bas qui doivent commencer à s'inquiéter pour moi ! s'écria brusquement Sue avant de fondre en larme. - Calme toi Sue, calme toi. Pardonne moi, j'avais oublié à quel point le pays bleu t'était étranger comparé au monde dans lequel tu as vécu. Comment veux-tu que j'appelle ce monde ? - Je . . . je suis désolée . . . je ne sais plus vraiment où j'en suis et . . . - Ne t'en fais pas, c'est déjà oublié. Alors comment veux-tu que nous le rebaptisions ce monde ? - Hum . . . disons . . . le monde . . . réel ? - Le monde réel ! C'est d'accord. Bon, le mieux pour toi ce serait une bonne nuit de sommeil. - Oui, mais le problème c'est que je n'arrive pas à dormir depuis que je suis arrivée ici. - Et si je te racontais une petite histoire comme avant ? Préfères-tu une histoire du pays bleu ou une du monde réel ? - Comme tu veux. - D'accord. Je commence. Il était une fois, au temps jadis . . . Héléanore conta une magnifique histoire dont elle seule avait le secret à sa petite fille qui eut tôt fait de s'endormir, bercée par sa voix douce et mélodieuse. Il faisait chaud, extrêmement chaud mais Karoch et ses hommes étant du peuple des Kalgarocks étaient habitués à cette chaleur sèche et brûlante. Ils marchaient depuis des heures dans ce paysage désolé où le sol, brûlé par le soleil flamboyant, se craquelait de toutes parts. Il n'y avait pas un point d'eau, pas un seul arbre si ce n'était quelques arbustes rabougris sous l'ombre desquels des scorpions et autres animaux tout aussi sympathiques venaient chercher un peu de fraîcheur. Karock et ses hommes ne portaient, en guise de vêtements, qu'un simple morceau de tissue fixé au niveau des hanches et n'allant même pas jusqu'aux genoux. Jamais ils n'auraient pu supporter une armure de fer comme les légionnaires du pays bleu, et pour cause, le climat était totalement opposé. Leur seule et unique arme était une immense hache qu'ils portaient accrochée à une lanière de cuir nouée autour de leur taille. Les hacheurs de la mort avaient une peau tannée sous laquelle saillaient des muscles puissants. Karocks était à la tête d'une centaine de ces hommes mais n'avait aucun mal à les diriger car ils le respectaient énormément et n'étaient pas enclins à la révolte du moment qu'il les récompensait de leurs efforts. Très courageux, ils n'hésitaient pas à combattre une créature dix fois plus imposante qu'eux. Rien ne leur faisait peur . . . mis à part une personne. Andréa. Le fait d'entendre son nom les mettait en sueur, ils étaient alors pris de convulsions spasmodiques, roulaient des yeux puis s'effondraient. Nonobstant, cela ne les empêchait pas de l'admirer, de l'aimer sans qu'ils ne sachent vraiment pourquoi. Ou plutôt, si, mais ils ne voulaient pas se le rappeler. C'était trop horrible ! Les hacheurs de la morts marchaient donc depuis fort longtemps lorsqu'ils aperçurent un léger frémissement derrière un arbuste famélique .C'était une mygale, à peu près grosse comme une tête. Loin d'être effrayé, Karock s'en approcha et s'adressa à celle-ci dans un dialecte inconnu principalement composé de sifflement, de cliquettement, de raclement de gorge et de son gutturaux. Après avoir longuement parlementé avec lui, la mygale emmena les Hacheurs de la Mort vers une sorte d'immense fourmilière. Lorsqu'ils furent à une dizaine de pas de cet étrange édifice, ils furent surpris par une première slave de fils blanchâtres et visqueux qui les clouèrent littéralement au sol. Alors, la mygale qui les avait escortés alla à la rencontre de ses congénères, bien plus robustes qu'elle et possédant deux poches remplies du liquide gluant qui avait arrêté les troupes de Karock. La mygale s'adressa à celles qui semblaient être les défenseurs de la fourmilière, ou plutôt de la mygalière, par une série de cliquetis produits par l'entrechoquement de deux petites pinces chitineuses. Une des guerrière finit par s'enfoncer dans leur antre pour en ressortir quelques temps plus tard avec ce qui semblait être une mygale mais qui, comble de l'horreur, possédait une tête humaine. On frappa doucement à la porte. Sue, encore endormie se leva et se dirigea vers la porte en baillant. Elle avait dormi d'un sommeil profond et réparateur et se sentait prête à affronter cette nouvelle journée au palais d'Altan et Arianna. En ouvrant la porte, elle se trouva nez à nez avec Ambre ce qui ne fut pas sans lui rappeler son premier jour au pays bleu. - Oh ! Excuse . . . excusez moi, je ne voulais pas vous déranger. Je suis désolée. Balbutia Ambre ne sachant trop comment s'adresser à la petite fille de la plus grande magicienne qu'elle n'ai jamais connu. - Ne t'en fais pas, ce n'est pas grave. De toute façon j'allais bientôt me lever mais pourquoi est-ce-que tu me vouvoie ? On croirait entendre mon professeur de mathématiques ! - Heu . . . je peux te tutoyer ? - Mais bien sûr ! Quel drôle d'idée que de vouloir me vouvoyer. Regardes moi, tu me dépasses presque d'une tête. Qu'est ce qui te prend de vouloir t'adresser à moi de la sorte alors que lors de notre première rencontre tu m'as tout naturellement tutoyé ? - C'est que je ne savais pas exactement qui tu étais. Je me doutais bien que tu avais un lien avec Héléanore mais de là à penser que tu étais sa petite fille ! Tu dois avoir des pouvoirs hors du commun ! répondit Ambre, soulagée de savoir enfin comment s'adresser à Sue. - Je comprends mieux maintenant mais ne t'inquiète pas, malgré mais prétendus pouvoirs je ne me considère pas comme ta supérieur, bien au contraire. Mais par pitié ne me vouvoie plus, ça me rappelle mon professeur de mathématiques et tu ne peux même pas savoir comme cela m'est désagréable. - D'accord mais de qui parles tu quand tu dis " mon professeur de mathématiques". Je n'ai jamais entendu cette expression. - Un professeur de mathématiques ? Tu ne sais pas ce que cela veut dire ? - Non, c'est la première fois que je l'entends. - Eh bien, c'est une personne qui enseigne les mathématiques. - Ah, je vois ! C'est l'équivalent d'un Durlaï. Par contre je ne comprends toujours pas la notion de mathématiques ; tu viens vraiment d'un univers étrange. - Moi ? Venir d'un univers étrange ? C'est plutôt ce fichu monde qui est étrange ! Enfin bon, c'est la vie ! Alors les mathématiques c'est la science des nombres. Les nombres, un, deux, trois, quatre, cinq . . . tu connais quand même. - Tu possèdes le savoir des nombres ! Tu connais leurs noms ? Mais c'est exceptionnel, seuls les plus grands Durlaï les connaissent ! - Je ne savais pas, pour moi c'est tout naturel de les connaître. Dans mon monde presque tout le monde possède ce savoir. Je t'apprendrai si tu veux. - Oh oui ! Mais je ne sais pas si mon Durlaï serai d'accord, il vaudra mieux ne pas lui en parler. - C'est entendu. Alors, qu'est-ce-que tu voulais me dire ? - Je voulais juste te proposer d'aller voir Saphira, elle m'a beaucoup parlée de toi et je pense qu'une petite visite lui fera bien plaisir. - Elle veut me voir alors que je n'ai pas arrêté de lui crier après la dernière fois ? - Oh, elle ne me l'a pas dit clairement mais j'ai bien compris qu'elle avait apprécié ton caractère même si quand elle va te voir elle va faire mine d'essayer de te transformer en côtelettes grillées. Saphira est un peu têtue mais elle n'est pas du tout rancunière et c'est pour cela que je l'aime tant. - Je me prépare et j'arrive. Les hacheurs de la mort maintenant accompagnés de milliers de mygales aux chélicères proéminents reprirent leur route à travers les plaines arides qui constituées leur pays. Ils se dirigeaient cette fois vers la montagne pelée où vivaient les trolls noirs. Ceux-ci étaient de taille imposante, ils possédaient des oreilles en pointes d'où dépassaient des touffes de poils noirs, des cheveux hirsutes qu'ils ne lavaient jamais, tout comme le reste de leur personne, et dégageaient une odeur méphitique. Leur nom de troll noirs leur venait de la couleur de leur peau semblable à du charbon mais ils ne s'étaient pas toujours appelés ainsi car autrefois ils avaient une peau dite "normale", mais un beau jour, alors qu'ils étaient enfermés comme à leur habitude dans leur tanière creusées à l'intérieur de la montagne pelée, il y eu une gigantesque éruption volcanique. Coincés dans leur tanière, ils durent attendre que cela cesse pour pouvoir sortir, mais durant tout le long de l'irruption, la terre qui composait leurs habitations emmagasina la chaleur de la lave. Petit à petit leurs poils se mirent à roussir bientôt suivis de leur peau qui devint rugueuse et noire.

# Online seit Sonntag, 02. April, 2006 um 12:04

Geändert am Sonntag, 28. Januar, 2007 um 07:37